Nous vous proposons maintenant la dernière partie -les épisodes 7 à 10- de l’étude approfondie de la nouvelle, basée soit sur le texte d’Honoré de Balzac, soit sur certains épisodes des versions filmées.
Vous pouvez consulter les cours 1 à 4 sur "Le Colonel Chabert", ainsi que les les cours 5 et 6 sur "Le Colonel Chabert"
durée approximative de l’épisode : 8 minutes
Comme on le verra, cet épisode a pour but de remédier à une invraisemblance de la nouvelle (l’absence et la passivité du comte Ferraud) et de souligner la nature des relations entre les époux.
1. Quelle est la nature des souvenirs de Chabert cette fois-ci ? Sa gloire militaire passée.
2. Pour quelle raison [1] le comte Ferraud part-il ? Il veut essayer de négocier l’achat d’un terrain pour terminer de constituer son majorat.
3. Que demande-t-il à sa femme ? Un prêt de 80000 francs.
4. Obtient-il satisfaction ? Oui et non : elle marchande, lui promet d’y réflechir.
5. Sur quoi Mme Ferraud compte-t-elle pour retenir son mari auprès d’elle ? Sur ses enfants, sur son argent.
Depuis « huit jours après... » jusqu’à « garantir toute surprise ».
questions sur le texte
Depuis « huit jours après... » jusqu’à « garantir toute surprise ».
1. Observez les transformations de Chabert au cours de la scène : comment était-il avant, comment est-il devenu, dans quelle humeur est-il à la fin de la scène. Relevez tous les mots le décrivant. Avant : vieillard en carrick ; au début de l’entrevue : élégance martiale ; bonheur, espérances ; pendant l’entrevue : colère (horrible énergie), ironie (ton ironique) pitié (touché) ; après : accablé (pauvre, balbutiant, sombres pensées)
2. En quoi consiste exactement l’acte que Derville a préparé (reformulez) Mme Ferraud reconnaît l’identité Chabert et qu’il est son époux ; Chabert promet qu’il ne prétend à rien en tant qu’époux si l’accord est rempli ; Chabert ne s’opposera pas à un jugement qui annulera son acte de décès et son acte de mariage ; Mme Ferraud s’engage à payer une rente viagère de 24000F.
3. Pour quelles raisons l’entrevue échoue-t-elle ? La somme annoncée semble trop élevée à Mme Ferraud ; Chabert se vexe et fait des révélations ; elle ne veut pas qu’on parle de son passé.
les extraits de film.
durée approximative de l’épisode : film de 1943 - 4 minutes, film de 1994 - 6’30
1. Relevez toutes les différences de détail entre les deux versions et la nouvelle : aidez-vous pour cela de la transcription ci-dessous du texte des deux scènes de film. Remarquez notamment les sommes citées 24000 francs (nouvelle) 24000 livres (1943), 30000 francs rente viagère ou somme totale de 420000 francs ((1994)
2. Quelles sont exactement les clauses de l’accord ?
Dans le premier film ? Article 1 : Mme Ferraud reconnaît Chabert ; art. 2 Chabert s’engage à ne pas réclamer ses droits ; si les conditions ne sont pas respectées, le mariage est dissout par jugement ; art. 3 rente viagère de 24 000 livres
Dans le second ? art. 1 Mme Ferraud reconnaît Chabert ; art. 2 Chabert renonce à ses droits ; engage une procédure de dissolution de mariage sous 30 jours si les conditions ne sont pas remplies ; art. 3 rente viagère de 30000 F ou somme définitive de 420000 francs
3. Donnez votre opinion sur le jeu des personnages, la mise en scène des deux films par rapport à la nouvelle. Quelle version vous semble la plus proche de la lettre ou de l’esprit de la nouvelle ? Quelle version préférez-vous ?
| film de 1943 | film de 1994 |
|---|---|
| D. : Alors, vous n’avez pas utilisé la voiture que je vous avais envoyée ? Ch. : Vous savez, en ce moment, les voitures, moi j’aime mieux aller à pied. [on frappe] D. : Entrez Simonnin : Mme la comtesse Ferraud est arrivée. D. : [à Simonnin] Ah, faites là entrer. [à Chabert] Voulez-vous passez dans le cabinet à côté ? Ne bougez sous aucun prétexte et attendez que je vienne vous chercher. [il lui ouvre la porte et le fait passer] Ch. : Pardon, est-ce que je peux fumer ? D. : Oui. [il referme la porte] Simonin [à la comtesse] Si Madame la comtesse veut bien me suivre.... [ils traversent l’étude] | [un carrosse arrive, Mme Ferraud en sort] Simonnin : Ca y est, je l’ai vue, elle arrive, elle est là, D. : Chut, moins fort, Simonnin ! Ch. : [jette la perruque] pas la perruque, pas le chapeau ! D. : La perruque si ! le chapeau non ! et n’oubliez pas la plaque de la Légion d’Honneur. Vous devez faire de l’effet, beaucoup d’effet ! [Mme Ferraud entre dans l’étude] un clerc : Maître Derville est dans son bureau, Madame la Comtesse [elle passe, les clercs discutent entre eux] Desroches : Voilà une femme qui peut aller les jours pairs chez le comte Ferraud et les jours impairs chez le comte Chabert. Godeschal : Les années bissextiles le compte y sera ! un clerc : Allons donc ! Une livre de pralines que tout cela va finir dans les embrassades Desroches : Sottises ! Cette femme est un fauve qui a déjà mangé de l’homme, Monsieur Chabert ne lui fera pas deux bouchées. |
| D. : Bonjour Madame. Ne sachant pas [fait un baisemain] s’il vous serait agréable de rencontrer le comte Chabert je l’ai prié d’attendre dans une autre pièce. Si cependant vous désirez qu’il soit présent dès maintenant... Mme F. : C’est une attention dont je vous remercie... D. : Veuillez vous asseoir, Madame [il reste debout derrière son bureau] J’ai préparé un projet d’acte dont les conditions pourront être discutées instantanément par vous et par le comte Chabert. J’irai alternativement de vous à lui avec l’espoir de vous mettre l’un et l’autre très rapidement d’accord. [prend un papier] Mme F. : [assise] Voyons ce projet, monsieur... D. : [lit, devant elle, appuyé d’une fesse sur son bureau] Entre les soussignés Hyacinthe dit Chabert - je m’excuse d’être obligé de mentionner ce détail, tout à l’honneur de votre premier époux, enfant recueilli par l’Assistance : Chabert n’était que son nom d’emprunt - Mme F. : Vous n’avez pas à vous excuser, continuons. D. : [très vite] entre Monsieur Hyacinthe, dit Chabert, comte, maréchal de camp, grand officier de la Légion d’honneur, demeurant à Paris rue du Petit Banquier d’une part, et la dame Rose Chapotel, épouse du comte Chabert ci-dessus nommé d’autre part, née le .... Mme F. : Passez, passez, venons aux conditions, Monsieur, voulez-vous ? | D. : Madame, ne sachant s’il vous serait agréable de voir Monsieur le comte Chabert, je vous ai séparés. Mme F. : C’est une attention dont je vous suis reconnaissante, Monsieur. D. : [ouvrant les portes] Je me tiendrai dans la pièce voisine où Monsieur Boucart enregistrera les réactions des deux parties [traverse la pièce du milieu vers la porte du fond]. Monsieur Chabert ayant consenti à se tenir dans la pièce contiguë, qui est ma chambre, je pourrai lire à haute voix un texte que vous entendrez ensemble. J’irai de l’un à l’autre cueillir les opinions. Mme F. : Commençons, Derville, commençons... [plan sur elle] D. : Bien madame. [prend un papier et lit en marchant dans la pièce du milieu où on voit Boucart assis à un bureau. Lit à voix haute, lentement] Il est ce jour convenu en l’étude de Maître Derville avoué et en sa présence etc... entre d’une part le sieur Chabert, Amédée, Jacques, Hyacinthe, [on voit Chabert assis sur le lit, de dos] comte, maréchal de camp et grand officier de la Légion d’Honneur, demeurant au Pré Saint-Gervais au lieu-dit de la Nourisserie, et d’autre part la dame Chapotel Rose, Marie Cécile, épouse en premières noces... Mme F. : [plan sur elle : elle l’interrompt, énervée] oui, oui, passons les préambules ! D. : [plan sur lui] Ils expliquent la position respective des deux parties...[plan sur elle] Mme F. : Les conditions, maître, les conditions. |
| D. : Quant aux conditions, les voilà. [lit rapidement] Article premier : Vous reconnaissez que le personnage désigné dans les actes joints en sous-seing est le comte Chabert, votre premier époux. Article deux. Le comte Chabert, dans l’intérêt de votre bonheur, s’engage à ne faire usage de ses droits que dans le cas de non-exécution de cette convention secrète, moyennant quoi un jugement interviendra qui prononcera la dissolution de votre mariage avec le colonel Chabert. Mme F. : Un jugement ? [gros plan sur elle] Mais je ne veux pas de procès dans ma situation. D. : [gros plan sur lui] Article trois Vous vous engagez à constituer au nom de Hyacinthe, comte Chabert, une rente viagère de 24000 livres inscrite à la dette publique et dont le capital vous sera dévolué à sa mort. Mme F. : 24000 F., mais c’est trop ! beaucoup trop cher ! [elle se lève] | D. : [plan général vu du côté de Chabert, Derville marche] J’y viens, Madame. Par l’article premier du présent protocole vous reconnaissez en ma présence et en la présence de mon premier clerc Amédée Boucart ... Mme F. : Bonjour, Boucart ! Boucart : Mes hommages, madame la comtesse ! D. : [(continue sur le même ton, un peu plus vite] vous reconnaissez que la personne citée dans le préambule et dont l’identité est détaillée dans un acte de notoriété établi et conservé par Crotta, Alexandre, notaire, successeur de Rogain, que cette personne, donc, est votre premier époux le colonel Chabert. Ledit colonel et comte Chabert s’engage premièrement à renoncer aux droits à lui accordés par cette reconnaissance, deuxièmement à engager la procédure de dissolution de son mariage dans les 30 jours qui suivront l’annulation de son acte de décès ; ceci bien sûr sous réserves d’exécution des clauses financières. Il vous est fait deux propositions : soit une rente viagère de 30000 F. inscrite sur la dette publique, ce qui ne va pas sans quelque publicité.... Mme F. : Mais non, notre convention est secrète, elle exclut toute publicité ! D. : Vous avez absolument raison, Madame. [plan sur lui, il marche] l’autre proposition met un terme à toute l’affaire par le versement d’une somme forfaitaire et définitive de [tourne son papier, marque un léger temps d’arrêt] 420 000 francs. Mme F. : C’est stupide ! 420 000 francs. c’est stupide ! c’est beaucoup trop cher ! Vous vous rendez compte de ce que représente une telle somme ? |
| D. : Espérez-vous, Madame, pouvoir transiger à meilleur marché ? [se redresse] Mme F. : Peut-être. D. : Et que voulez-vous donc, Madame, qu’il reste mort, n’est-ce pas ? C’est ça, dites-le donc ! Mme F. : Je n’ai pas à relever vos impertinences ! 24000 livres ! S’il faut plaider, et bien nous plaiderons ! Ch. : [apparaît de l’autre porte] Oui, nous plaiderons ! Trop cher ? Je vous ai donné des millions, et vous marchandez mon malheur ! [plan sur Mme Ferraud] Mme F. : Ce n’est pas le colonel Chabert ! Ch. : [avance vers elle] Je ne suis pas le colonel Chabert ? Et bien, je vais vous prouver que je suis le colonel Chabert. [gros plan sur eux deux] Il y a quelques années, un soir que j’avais bu [plan sur Derville qui écoute], - je venais de me battre, ça avait été dur -, je suis allé chez Hortense. Hortense... vous savez bien, Madame, cette matrone qui tenait une maison qui donnait sur le Palais-Royal... J’y allais à chaque retour de campagne, elle connaissait mes goûts... Mme F. : Votre vie ne m’intéresse pas ! Ch. : Vraiment ! Vous m’étonnez ! Ce soir-là j’ai choisi une belle fille, toujours le même modèle. Elle s’appelait Rosine, chère Madame... Mme F. : Je n’ai que faire de vos histoires de soudard ! Ch. : Cette Rosine, c’était toi, cette Rosine, le soudard l’a prise pour une nuit et le colonel Chabert l’a épousée. [plan sur Derville, puis plan général] Mme F. : Permettez-moi de me retirer, Monsieur, je ne suis pas venue ici pour entendre de semblables horreurs [sort] D. : [sort derrière elle] Madame, je vous en prie... [elle traverse l’étude et sort] | D. : Nous ne descendrons pas au-dessous de 400 mille. Mme F. : Mais si, enfin Derville, soyez raisonnable ! L’argent vous est-il si facile ? 150 mille , et c’est déjà beaucoup ! D. : 400 mille. Mme F. : Non ! 400 mille ? Non ! 180 mille [plan sur Chabert] D. : Mais Madame, qu’espérez-vous ? Mme F. : Je refuse de souscrire à ces prétentions indécentes ! Mais je ne veux pas de procès, je sais très bien ce que je veux. D. : Que le colonel reste mort ? Mme F. : Mais quitte à plaider ! Je vais vers le tribunal, Un procès ! C’est trop facile [elle crie] 400 mille ! C’est de l’imposture ! c’est de la démence ! Ch. : Alors, Madame, nous plaiderons ! [Jette sa perruque et vient vers elle] Je dirai comment je vous ai laissé plus d’un million et comment vous marchandez mon retour à la vie. [traverse les pièces] Mme F. : [elle se lève] Cet homme n’est pas le colonel Chabert ! Ch. : Je donnerai des preuves de notre intimité, les marques secrètes sur ton corps ! Ah ! tu veux du tribunal ! [l’empoigne et la secoue comme un prunier] Moi aussi ! [il hurle] Tu as travaillé chez Mme ???, au Palais Royal, même que la première fois... Mme F. : [en même temps, elle hurle aussi] Arrête, arrête ! Ch. : la première fois que je t’ai eue je t’avais gagnée, j’avais mis 100 francs dans une loterie. Je l’ai gagnée ! Ne vous sauvez pas, madame la comtesse, j’ai encore beaucoup à dire ! Ca sera 420 000, et la loi, la loi me donne deux jours par mois pour exercer mes droits conjugaux , je voulais vous en faire grâce, non, non, 2 jours par mois, 2 jours, 2 nuits, Mme F. : C’est un fou, cet homme est à enfermer, la camisole de force c’est tout ce qu’il mérite [elle sort, poursuivie par Chabert] Ch. : 2 jours, 2 nuits, ça te rappellera le bon temps, madame la comtesse... [ils traversent l’étude] Ca plaît toujours la vie d’une garce, au tribunal. Vous verrez si je suis fou ! D. : l’incident est clôt, messieurs, au travail. |
devoir à faire par écrit :
Commentez cette phrase : « Ces vieux soldats sont tout ensemble des tableaux et des livres ».
De « le pauvre colonel... » à « ...de ce loyal soldat »
questions sur le texte
1. Etablissez minutieusement les étapes du dénouement de l’intrigue. Donnez une courte caractéristique de chaque fragment Dans la calèche Mme Ferraud s’excuse ; elle explique qu’elle aime Ferraud ; durant trois jours - la tentative de séduction de la comtesse ; le soir du 3me jour : conversation, Chabert décide de se sacrifier ; Visite chez l’avoué local : Chabert refuse ; dans le parc : il surprend la conversation et comprend qu’il a été trompé ; scène d’adieux
2. Quelle a été la stratégie de la comtesse ? Pourquoi a-t-elle échoué ? A votre avis, est-ce une victoire ou une défaite pour elle ? Adoucir Chabert et endormir sa méfiance ; lui faire admettre l’idée de renoncer à tout officiellement ; il refuse de signer l’acte écrit en termes trop « crus » ; elle ne se doute pas qu’il entend sa conversation avec Delbecq ; Chabert donne sa parole de ne rien réclamer et de la laisser tranquille. Pour elle, c’est donc une victoire
3. Relevez dans les commentaires de l’auteur tous les éléments qui nous font voir que Mme Ferraud n’est pas sincère. Comédienne, le vrai n’est pas si complet, l’air de vérité qu’elle sut mettre ; décidée à tout... socialement ; déposa le masque de tranquillité ; un banc où elle était assez en vue... ; un mot décisif qui obtint tout le succès qu’elle en avait espéré. une haute scélératesse ou le féroce égoïsme du monde
4. Chabert a tout de même des doutes : relevez à quelles occasions ses soupçons se réveillent. Quand il voit que tout était préparé pour son arrivée ; quand elle lui demande de renoncer à son nom officiellement ; après les paroles de Delbecq
5. Il est assez invraisemblable que Chabert se soit si facilement laissé « enlever ». Mais qu’y a-t-il de plus invraisemblable encore ? L’absence du comte Ferraud dont on ne parle pratiquement pas, sauf à un moment comme argument supplémentaire « que dirait mon mari si... »
6. Que pensez-vous de l’attitude de Delbecq ? Il n’hésite pas à conseiller à Chabert de faire chanter sa maîtresse
7. De quel complot, de quel piège Balzac parle-t-il ? De faire enfermer Chabert à Charenton s’il refuse de signer
l’extrait du film de 1994
durée approximative de l’épisode : 24 minutes
on peut diviser le visionnement en deux parties de 11 et 13 minutes
1. Pouvez-vous diviser cet extrait en plusieurs épisodes ? A quels fragments du texte ces épisodes correspondent-ils ? Dans la calèche et l’arrivée à Groslay ; le dîner ; le lendemain matin : scène avec les enfants ; le complot de Mme Ferraud et de Delbecq
2. Que pensez-vous du comportement de Chabert vis-à-vis des enfants ? Cette scène joue-t-elle le même rôle que la rencontre avec les enfants dans la nouvelle ?
à faire par écrit :
Commentez cette réflexion de Balzac : « Le malheur est une espèce de talisman dont la vertu consiste à corroborer notre constitution primitive : il augmente la défiance et la méchanceté chez certains hommes, comme il accroît la bonté de ceux qui ont un cœur excellent ».
de « Chabert disparut en effet... » à la fin.
questions sur le texte :
1. Ce texte se compose de deux parties. Donnez un titre à chacune d’elles
2. Relevez les modifications dans la carrière des personnages : Delbecq, Derville, Godeschal, Desroches Delbecq a obtenu le poste de Président de Tribunal de première instance dans une ville de province, ce qu’il espérait. Godeschal a repris l’Etude d’avoué de Derville
l’extrait de film [2]
durée approximative de l’épisode : 9’30 minutes
1. Divisez cet extrait en épisodes. Ces parties correspondent-elles à celles du texte ? Derville lit la lettre de Chabert et va chez les Ferraud Derville rend visite à Chabert
2. Relevez toutes les différences entre le texte de la nouvelle et l’épilogue de l’histoire, tel qu’il est présenté dans le film Chabert n’a pas écrit de lettre ; Derville n’a pas été chez les Ferraud, Balzac ne dit rien au sujet de la suite des événements : mariage dissout, Ferraud remarié et pair de France, Mme Ferraud retirée en province ; La visite à l’hospice a lieu beaucoup plus tôt - les personnage n’ont pas vieilli, Chabert aurait même rajeuni. Derville vient seul. Chabert le reconnaît - mais refuse de parler de ses affaires. Derville vient le voir régulièrement
3. Trouvez dans la nouvelle les répliques de Chabert qui justifient celle du film « sans les enfants, vous seriez morte » Chabert parle plusieurs fois de tuer Rosine : « je saurai mourir, mais en compagnie » (entretien avec Derville). je la tuerai... (après la « transaction » ratée)
4. Quelle impression vous avait laissée la nouvelle ? Avez-vous la même impression en regardant le film ?
à faire par écrit :
Commentez la réplique de Chabert suivante : « il vaut mieux avoir du luxe dans ses sentiments que sur ses habits ».
questions sur l’ensemble de la nouvelle :
1. La nouvelle est écrite en 1832, pendant la Restauration. Pourriez-vous préciser l’attitude de Balzac vis-à-vis de Napoléon I ?
2. Quelle est la position de l’auteur vis-à-vis du monde de la « Chicane », dont il a fait partie ?
3. Si c’était vous qui faisiez le film, à quels acteurs (russes, français ou autres) confieriez-vous les rôles des différents personnages ?
questions sur l’ensemble du film de 1943
NB !!! Avant de visionner le film, prenez connaissance des questions auxquelles vous aurez à répondre (questions N° 3).
1. Remarquer les différences notoires et surtout : la première partie, les « papiers d’Allemagne », le dénouement. Comment expliquez-vous ces différences ?
2. analysez le caractère des personnages (Mme Ferraud, Derville, Chabert), tels qu’ils vous apparaissent dans le film. Ressemblent-il à ceux de la nouvelle ?
3. êtes-vous observateur ? répondez aux questions suivantes sur le film :
Comment le changement d’écriture de Chabert s’explique-t-il ? il a perdu le bras droit
Où le comte Ferraud part-il au début du film ?
En Hollande
Quel prénom porte-t-il dans ce film ? Henri
Qu’offre-t-il au vieil homme rencontré au relai de poste ?
Un verre de vin et une pièce
Que demande Chabert à l’auberge ? Un verre de vin et de quoi écrire
Que faisait Mme Ferraud au moment où elle reçoit la lettre de son mari ? elle assiste à la leçon d’escrime de son fils
La rencontre de Chabert et de Delbecq a-t-elle lieu à Paris ou à la campagne ? à Paris, dans l’ancien hôtel particulier de Chabert.
Quel objet Chabert touche-t-il en attendant sa femme ? Une boîte à musique
Comment Chabert devine-t-il qu’on l’a emmené à l’asile ? Il entend parler de camisole de force
Quel est le nom de l’avoué, prédecesseur de Derville, que Chabert demandeà l’Etude ? Roguet
L’avoué peut-il se rendre compte de la gravité de la blessure de Chabert ? Oui, il se découvre et on voit la cicatrice de son crâne
Pour quelle raison Mme Ferraud ne peut-elle pas discuter longtemps avec Derville ? Elle s’apprête à partir pour Groslay
Où Chabert loge-t-il ? dans une hôtellerie dont Derville lui a donné l’adresse
Pour quelle raison refuse-t-il de monter dans l’équipage qui l’attend devant la porte ? il n’a pas confiance
Où se trouvait la bague offerte par Chabert à sa femme ? Elle l’avait donnée à sa femme de chambre
Que conseille Chabert, plutôt que de faire apprendre l’escrime au jeune garçon ? Qu’il apprenne le violon
Que répond Chabert indigné à la lecture de l’acte notarié ? Ma parole suffisait
Où se passe la conversation entre Delbecq et Mme Ferraud, qui dévoile le complot à Chabert ? Dans le hall d’entrée
Pour quelle raison Chabert est-il arrêté ? Pour vagabondage
Qui le reconnaît ? Crottat, le notaire
En quelle année les papiers d’Allemagne sont-ils arrivés ? En 1824, le mois dernier par rapport à la scène précédente
questions sur l’ensemble du film de 1994
Comparez le caractère des personnages principaux dans les deux films.
Derville vous apparaît-il plutôt comme un personnage positif ou négatif ? Et Mme Ferraud ? Est-elle une victime ?
[1] l’expression « en un seul tenant » signifie « en un morceau ».
[2] la première des deux scènes ne figure pas dans le film de 1994. Par contre on la trouve dans celui de 1943.

