ÉduFLE.net
Le site coopératif du FLE

Accueil du site > 120. TICE, multimédia et FLE > Stratégies de recherche et de traitement des ressources en ligne

Stratégies de recherche et de traitement des ressources en ligne

mardi 5 avril 2005, par Christelle Demange-Ducrot

Quel intérêt pour l’enseignant de préparer ses cours avec Internet en plus des moyens traditionnels ?

Vouloir énumérer de façon exhaustive quelles pourraient être les diverses possibilités que le Web offre pour l’enseignement apprentissage du FLE serait aussi fastidieux que de vouloir dénombrer les avantages du livre. Il est important de considérer Internet comme un support supplémentaire, un complément des supports traditionnels, et non pas comme un remplaçant de ces supports. Internet ne contient pas « tout », mais « un peu de tout », c’est ce qui fait sa spécificité, engendrant certains écueils et étourdissements au vu de la quantité d’information contenues mais donnant également accès à un formidable potentiel de ressources.

Parmi les principales spécificités du réseau utiles au professeur de FLE dans la préparation de ses cours, on distingue l’aide à la recherche d’information et l’aide au traitement des données.

Recherche d’information : Actualisation des données

C’est sans doute l’aspect qui vient en premier à l’esprit : les données présentes sur Internet peuvent être mises à jour à peine sont-elles connues des sources qui les diffusent.

Lorsque vous avez besoin de données chiffrées et d’informations actuelles, Internet est sans conteste votre meilleur allié. Pour ceux qui travaillent en permanence sur des sujets précis, les informations sur ce sujet peuvent même parvenir dans leur boîte aux lettres électronique à peine auront-elles été mises en ligne sur le réseau des réseaux grâce –entre autres- aux services d’alertes des moteurs de recherche.

Cf. La veille documentaire en FLE, FOS et FLS.

Recherche d’information : Mutualisation des données

À partir de sa formation initiale, l’enseignant dispose d’un champ professionnel qui ne cesse de se modifier. Afin de pouvoir en tenir compte, il doit puiser dans de nombreuses sources le moyen de mettre à jour ses informations. Avec Internet, en plus de ses documents habituels, l’enseignant va pouvoir en permanence réactualiser ses informations et éventuellement les confronter et les échanger avec celles de ses collègues. L’utilisation d’Internet permet un travail en collaboration avec des collègues ayant les mêmes préoccupations professionnelles. Les différents modes de communication synchrone (messagerie instantanée) ou asynchrone (courriel, forum, liste de diffusion) permettent à l’enseignant recherchant une ressource de s’adresser à l’ensemble de la communauté des enseignants de FLE pour obtenir de l’aide, des sources fiables, voire des documents déjà tout prêts.

Certains sites sont par ailleurs spécialisés dans le stockage de fichiers proposés par des enseignants : cours, exploitations pédagogiques, rapports d’expériences, etc. qui peuvent être téléchargés par d’autres enseignants, et même ré exploités, à condition d’en mentionner la source.

Recherche d’information : Logique de l’hypertexte

C’est parce que les liens tissent des relations quasi à l’infini avec l’ensemble des sites existants que l’espace hypertextuel d’Internet a été appelé la Toile (Web en anglais). Et " surfer " sur le Web, c’est-à-dire glisser de page en page en cliquant sur les liens, fait voyager le long de cette Toile sans ordre prédéterminé au départ. Pour appuyer son argumentation, un auteur a l’habitude de faire référence à d’autres auteurs en renvoyant à l’un de leur ouvrage. L’avantage d’Internet, c’est que le fait de cliquer sur un lien externe renvoie aussitôt sur un site où se trouve non pas simplement la référence à un texte écrit par un autre auteur, mais le texte lui-même. L’hypertexte rompt avec les habitudes des arborescences hiérarchisées des répertoires informatiques et avec la tradition de lecture linéaire issue du livre imprimé. De ce point de vue, on peut considérer que l’hypertexte représente une révolution culturelle dans la manière d’appréhender la consultation et la publication d’informations.

L’hypertexte organise l’information de manière non linéaire et permet de rechercher l’information plus efficacement donc plus rapidement. Il permet ainsi d’aller directement à l’essentiel ou au contraire de constituer rapidement un réseau d’information de documents hypertexte traitant d’un même sujet. On peut ainsi rapidement connaître différents points de vue en étendant la recherche aux autres sources d’informations.

Traitement des données : Mise en page

A condition de respecter le droit d’auteur et la citation de ses sources, la majeure partie des ressources trouvées sur Internet peuvent ensuite être intégrées à vos supports de cours. Lors d’une collecte de documents multi-supports, le rassemblement de ces derniers en un support unique peut supposer l’utilisation du scanner, la capture de documents numériques divers, la manipulation des outils de retraitement de documents (logiciels graphiques ou de mise en page, par exemple). Avec Internet, vos documents sont déjà sous format numérique, et les retouches, ajustements et montages deviennent aisés. Il est fastidieux, et pour un résultat souvent peu esthétique, ou du moins ne répondant pas forcément aux attentes mêmes du professeur, d’ effectuer des montages à partir de documentation papier. L’avantage d’Internet par rapport aux supports traditionnels, c’est la possibilité de retravailler les contenus et les illustrations sur informatique de façon à obtenir une mise en page homogène, séance après séance.

Traitement des données : Archivage, mise à jour, et réinvestissement

L’effort mis en œuvre pour constituer une bibliothèque numérique de documents est largement compensé au fur et à mesure que le temps passe.

Les supports et documents emmagasinés sous format numérique peuvent être facilement archivés et référencés, et ainsi plus facilement repérables en cas de nouveau besoin.

D’une année sur l’autre, les supports peuvent être enrichis, les données peuvent être mises à jour et l’on peut éliminer les données obsolètes.

Traitement des données : Illustration des cours

Le formateur, pour répondre aux exigences des apprenants, doit essayer de rendre sa séquence la plus attrayante possible. L’habitude des publics de la formation augmente l’exigence d’attrait. L’utilisateur accepte de moins en moins des documents à l’aspect négligé par rapport à la communication à laquelle il est habitué. L’utilisation d’Internet, d’un traitement de texte ou encore d’un logiciel de publication assisté par ordinateur deviennent des compétences de plus en plus courantes et par conséquent exigées.

De nombreux sites permettent aux utilisateurs de télécharger gratuitement des images libres de droit. Par exemple :

- Banque d’images et de scénarios pédagogiques. Moteur de recherche par thèmes et matières.

- Plus de 3000 dessins pour enseigner le vocabulaire de base. Requêtes à formuler en anglais.

- Des images, animées ou non , classées par thèmes.

- 200 photos sur la France , libres de reproduction à l’étranger : paysages, villes, monuments, etc

- Banque d’images pour le préscolaire : l’alimentation, les saisons, les fêtes, les loisirs.

Parcours pour trouver des ressources

Dans de nombreuses occasions de formation, on découvre que le sentiment fréquemment exprimé par les enseignants est celui de perte dans un espace incontrôlé, dans une surinformation. On observe en particulier que c’est le « bruit » produit par des informations non désirées qui est le plus gênant, suivi de près par le problème de la compréhension par la machine des questions qu’on lui pose.

En fait, pour trouver des documents pertinents sur Internet, vous avez deux solutions : ou vous partez de gisements d’informations déjà connus, ou vous vous lancez dans une recherche à l’aide de différents outils disponibles sur le réseau. Il s’agit de deux démarches complémentaires et articuler les outils proposés ci-dessous, présentés sans ordre a priori, c’est avant tout utiliser diverses méthodes de travail qui s’affineront avec l’expérience d’Internet. Néanmoins, si vous débutez dans le vaste champ de la recherche d’information internautique, avant même de vous lancer dans une recherche documentaire, songez à vous référer aux gisements documentaires connus.

Utiliser des gisements connus et reconnus

Partir d’organismes connus

Lancez des recherches en suivant la même démarche logique que si vous ne connaissiez pas Internet. Cherchez des organismes et des documents que vous connaissez. Gardez votre sens critique comme vous le feriez en lisant toute information sur support papier. Vérifiez qui est l’émetteur de l’information. Les sites gouvernementaux ainsi que les sites des organisations internationales offrent généralement une information de base très crédible. Mais peut-être cette information est-elle trop “ institutionnelle ”. Couplez cette information avec des sites journalistiques et des sites universitaires et vous devriez avoir un panorama enrichi.

Repérer dans diverses publications des adresses de sites Internet ou de pages qui correspondent, prolongent la lecture

De nombreuses publications papier (quotidiens, hebdomadaires, livres, etc.) proposent, en plus de leurs contenus, des adresses de sites Internet pour prolonger l’activité de lecture. Ces adresses sont souvent une base intéressante pour trouver de l’information pertinente, en complément de celle obtenue par un média traditionnel.

Connaître des sites génériques dans ma spécialité

Les utilisateurs avertis les connaissent bien, il s’agit de sites Internet dont l’activité essentielle est de recenser d’autres sites. Qu’ils soient le fait de particuliers ou d’institutions, ces sites, lorsqu’ils sont repérés, sont parmi les auxiliaires les plus précieux de l’habitué d’Internet qui sera sûr de la qualité des résultats proposés. La découverte de ces sites est assez aisée, car des noms circulent dans chaque communauté d’intérêt qui les reprend, soit dans ses publications écrites, soit par l’intermédiaire d’autres vecteurs.

Exemples de portails pointant vers des ressources exploitables en FLE :

  • Ressources didactiques sur Internet Liens classés en plus de 80 rubriques, de « grammaire », à « histoire de l’art » en passant par « tourisme », « cuisine », « francophonie » ! Extrêmement riche…
  • Le Point du FLE Un portail FLE dont l’objectif est de faciliter l’accès aux meilleures activités proposées sur Internet : classement bien fait et contenu très riche !
  • Weboscope Inventaire critique des "ressources en didactique du FLE" sur Internet : langue, vocabulaire, interculturel, pistes pour la recherche.
  • Le cartable connecté Portail de ressources pédagogiques pour la classe : de nouvelles adresses analysées tous les mois.
  • Francofil Importante sélection de ressources pédagogiques, linguistiques, littéraires, administratives…
  • La porte des lettres "Site-portail" réalisé par des enseignants de lettres, comprenant une rubrique FLE.
  • REPSIT, à la découverte du monde francophone Plus de 2000 sites choisis pour leur valeur informative, leur français soigné, leur présentation conviviale et leurs qualités d’ensemble. Eseignement et apprentissage de la langue française, littérature et culture francophones.
  • Sitographie FLE Très riche et régulièrement mise à jour ; FLE, FOS, enseignement précoce…

Exemples de portails pointant vers des ressources en littérature :

  • La bibliothèque du quartier français du village planétaire 2 grandes parties :
    • Répertoire de liens vers des bibliothèques, éditeurs, encyclopédies, dictionnaires…
    • La littérature par siècle (du Moyen Age au XXe siècle) : listes de liens vers des biographies, des fiches d’activités, des explications… Très riche et bien classé.

Exemples de portails pointant vers des ressources en civilisation :

  • Civilisation française Répertoire très riche de sites sur la civilisation française : Histoire / France actuelle / Partis politiques / gastronomie / Architecture / Peinture
  • Le weboscope Partie « Interculturel » du Weboscope sur la France et la francophonie : géographie, tourisme, histoire, institutions, enseignement.
  • Le tour de France en 80 étapes Un parcours qui éclaire sur les différents aspects de la société française (Ministère des Affaires étrangères) : Culture, religions, les Français, Paris et les régions, économie, politique, éducation, écologie, sciences, technologies, communications, politique extérieure.

Utiliser les listes de diffusion ou les forums dans la spécialité choisie

L’abonnement à des listes de diffusion est en général gratuit. Il s’agit de recevoir dans sa boîte aux lettres électronique des informations transmises automatiquement par les participants à cette liste. Il existe un grand nombre de ces mailing-lists dans toutes les spécialités. Elles sont en fait le reflet des trouvailles des participants et apportent ainsi à celui qui le souhaite des adresses de sites déjà testées ou au moins repérées.

La culture de la mutualisation est encore rare et nombreux sont les abonnés de listes qui n’apportent pas de contribution aux autres. Ce phénomène, normal, est amplifié dans le monde enseignant par les habitudes de travail individuel, au détriment du travail en équipe. Cependant, cette mentalité semble en mesure d’évoluer progressivement avec ces nouveaux outils qui sont moins impliquants pour les utilisateurs : l’écran est neutre et il permet de se protéger.

Le « Forum du FLE » par exemple est un lieu de débat entre enseignants de FLE, de nombreux messages y sont postés tous les jours.

Cf. La veille documentaire en FLE, FOS et FLS.

Se lancer dans une recherche sur Internet

Beaucoup d’internautes ont tendance à utiliser de la même manière les annuaires (ou répertoires) comme Yahoo ! ou Nomade et les moteurs de recherche, comme Google, Altavista... Il est pourtant essentiel de bien comprendre leurs spécificités pour choisir le plus adapté à votre requête.

Utiliser des annuaires pour explorer un sujet

Ces répertoires sont en général mis à jour par des équipes qui passent en revue les sites qui demandent leur inscription, les évaluent et les classent.

Ils fonctionnent grâce à des systèmes arborescents. La page d’accueil présente une liste de domaines : quand on clique dessus, on obtient des sous domaines, puis une liste de sites.

Yahoo

Nomade

Voilà

Utiliser les moteurs de recherche pour des requêtes pointues

Un moteur répertorie un ensemble de pages web et y associe des mots-clés. Pour trouver une information, on lui précise le ou les mot(s)-clé(s) correspondant à cette information et on lance la recherche. La réponse du moteur s’affiche sous forme d’une série de liens suivis d’un bref descriptif. Ainsi, si une page web contient plusieurs fois le terme “ choucroute ”, cette page fera partie des résultats d’une recherche portant sur ce terme. Plus ce terme y sera présent, plus la page sera mise en avant dans la liste des résultats de la recherche.

La plupart, entièrement automatiques, référencent chaque jour de nouveaux sites. Ils scrutent en permanence le contenu du web.

Souvent, une recherche conduit à un nombre très important de résultats (plusieurs centaines, voire plusieurs milliers). L’idéal est alors de lancer une nouvelle recherche avec plus de mots-clés, afin d’obtenir des réponses moins nombreuses, mais mieux adaptées.

Remarques :
- Tous les moteurs de recherche n’ont pas le même répertoire.
- Les moteurs procèdent différemment pour ajouter des sites à leur répertoire.
- L’ensemble des moteurs de recherche ne couvre pas l’intégralité des contenus sur le web.

Google

Altavista

Voilà

Il existe deux modes de recherche : la recherche simple où l’on écrit les mots à la suite et la recherche avancée qui permet de combiner les mots entre eux, de filtrer les réponses par date, par langue, par type de fichier, etc.

Voici donc les différences entre annuaires et moteurs :

ANNUAIRES

  • Indexation de sites
    • par des documentalistes
  • Recherche
    • sur des sites
    • et des catégories
  • Avantages
    • choix des informations
    • classement raisonné par catégories et sous-catégories
  • Inconvénients
    • moins d’exhaustivité
    • mise à jour moins rapide.

MOTEURS

  • Indexation de mots
    • par des robots
  • Recherche
    • en texte intégral
    • sur des pages web
  • Avantages
    • plus d’exhaustivité
    • mise à jour plus rapide
  • Inconvénient
    • capture de pages web
    • sans classement raisonné

Utiliser les méta-moteurs pour obtenir une vue d’ensemble des résultats potentiels

Un méta-moteur est un moteur de recherche qui effectue une recherche simultanément sur plusieurs moteurs et vous propose une synthèse des résultats obtenus. Le résultat de la recherche est alors présenté avec un lien hypertexte vers chacun des documents trouvés.

Le problème est que les critères de recherche diffèrent entre les moteurs consultés par le méta-moteur. Ce dernier procède souvent en ignorant ces différences.

Ixquick

Metacrawler

Vivisimo

Voici donc les différences entre moteurs et métamoteurs :

MOTEURS

  • Répétition de la requête sur chaque moteur
  • Avantage
    • une syntaxe spécifique(résultats plus précis)
  • Inconvénient
    • temps de réponse plus long

METAMOTEURS

  • 1 seule requête simultanée sur plusieurs moteurs et annuaires
  • Avantage
    • gain de temps
  • Inconvénient
    • pas de syntaxe commune (résultats moins précis)

En conclusion, il vaudrait mieux utiliser :

Les annuaires pour :
- explorer un sujet
- trouver des sites ressources dans un domaine
- trouver des sites similaires

Les moteurs pour :
- trouver une information précise sur une personne, un organisme, un produit...
- effectuer des recherches complexes
- repérer des sites récents non indexés encore par les annuaires

Les métamoteurs pour :
- débroussailler rapidement un sujet
- repérer les outils qui répondent le mieux à un sujet

Réajustez vos requêtes en fonction du "bruit" et du "silence"

Pour restreindre la question :
- affiner avec des termes plus pointus, - exclure les mots générateurs de bruit (avec "SAUF" : souvent très efficace),
- préciser éventuellement le pays et/ou la langue.

Pour élargir la question :
- élargir avec des termes plus larges
- utiliser des synonymes (avec OU)
- voire des antonymes (avec OU).

Évaluer les ressources

Sur le réseau Internet, l’absence de contrainte éditoriale et la possibilité pour quiconque d’y déposer une information dont il est lui-même le seul garant, peuvent présenter certains risques quant à la valeur scientifique de l’information repérée. Il importe donc de bien vérifier la validité d’une information avant de l’utiliser, de la citer ou de la diffuser.

Un document Internet reste un document, quel qu’en soit le support. A ce titre, il convient de lui appliquer les règles normales de la critique externe du document, lesquelles concernent d’abord le contexte.

Ces règles reposent sur les questions QUI ? - QUOI ? - OÙ ? - QUAND ? - COMMENT ? – POURQUOI ?

Ces questions doivent être prises ensemble, et la décision de considérer comme fiables les informations doit venir de la convergence des réponses obtenues à ces diverses questions.

Qui ?

En posant cette question, on peut déjà tirer certaines conclusions au sujet de la fiabilité des informations qui seront recueillies.

Un organisme officiel, un centre spécialisé, sont supposés être des autorités plus avisées qu’un particulier qui met des informations sur le réseau. Les renseignements donnés par un organisme officiel peuvent donc être considérés comme des informations “ de première main ”, alors que celles données par un particulier qui cite un organisme officiel doivent être tenues pour des renseignements de seconde main.

On peut aussi considérer comme fiables les informations émanant de sources qui précisent leurs références.

Quoi ?

Lors de la recherche d’une information ciblée, à l’aide d’un moteur de recherche, le nombre de sites référencés peut être énorme ; il est dès lors souvent éprouvant ou même impossible de lire toutes les pages qui sont ainsi proposées sur le sujet.

Aussi, lors de la lecture des vignettes descriptives, le résumé peut déjà être une indication précieuse sur la valeur du site.

Où ?

Il faut être attentif à la “nationalité” des renseignements obtenus. Cela est vrai, par exemple, en ce qui concerne la législation. Il semble évident, dans ce cas, de choisir en priorité les informations qui sont fournies par un site situé dans la zone géographique relative aux informations cherchées. La nationalité est indiquée dans l’adresse Internet, par exemple *.be indique que le serveur est belge ; *.ca indique qu’il est canadien, etc.

De même, d’autres indications figurant dans l’adresse peuvent aider à l’appréciation de la qualité du site ; par exemple, une indication comme *.univ signale un serveur universitaire, *.com un serveur “ commercial ”, etc.

Quand ?

Un des avantages d’Internet est de fournir des informations presque en temps réel. Mais, dans ce cas, il est impossible d’avoir le recul indispensable pour confronter les informations recueillies avec d’autres sources. Elles doivent donc être abordées avec toute la réserve nécessaire.

Le principe à adopter est celui-ci : une information scientifique révolutionnaire sera fiable si celui qui la donne cite la publication dans laquelle l’information est parue ou s’il établit un lien vers un autre site qui adopte cette démarche.

Par contre, il n’y a pas lieu d’adopter cette attitude de référence à d’autres publications ou sites si l’information provient d’un organisme dont la mission est de constamment mettre à jour les informations qu’il offre. Tel est le cas des statistiques émises par des organismes officiels.

Par ailleurs, vérifiez toujours la date de l’émission de l’information. Un bon site doit pouvoir vous donner la possibilité d’identifier facilement l’émetteur mais aussi “ l’âge ” de l’information.

Comment ?

Les informations peuvent être soit rédigées, soit chiffrées. Si elles sont rédigées, elles peuvent l’être, entre autres, sous forme d’assertions ou sous forme polémique. L’examen des modalisations, par exemple, va permettre de se faire une opinion sur le degré de validité des informations. Comme déjà signalé plus haut, les statistiques d’un organisme officiel sont plus fiables que l’exploitation qu’un particulier peut faire de ces chiffres...

Pourquoi ?

En posant cette question, on touche aux motivations de celui qui met les informations sur l’Internet. Après tout, mettre des informations sur le réseau coûte de l’énergie, et celle-ci n’est évidemment dépensée qu’avec une intention de profit. Comme profits possibles, citons essentiellement la satisfaction d’un ego qui sait qu’il sera lu, le plaisir altruiste de rendre service à la collectivité, mais aussi parfois la volonté prosélyte de diffuser des idées.

Ici, de nouveau, les organismes officiels restent les moins suspects à ce point de vue, s’ils ont, entre autres, pour mission d’informer.

Traiter et archiver les ressources

Maintenant que vous avez récupéré des documents, il va falloir les traiter et les archiver. C’est essentiel puisque les données présentes à un moment donné sur Internet peuvent disparaître du jour au lendemain. L’enseignant ne peut par ailleurs pas se connecter sur le réseau à chaque fois qu’il devra retrouver un document.

Récupérer les résultats trouvés

Enregistrer des images de la toile

  1. Se positionner sur l’image
  2. Clic droit
  3. « Enregistrer l’image sous »
  4. Repérer le dossier d’enregistrement
  5. Enregistrer

Enregistrer des documents à partir du navigateur web

Selon le résultat à obtenir et le traitement des données envisagé, plusieurs techniques d’enregistrement s’offrent à vous.

La procédure technique est à chaque fois la même :

  1. Aller dans le menu « Fichier / Enregistrer sous »
  2. Choisir le format d’enregistrement
  3. Le cas échéant modifier l’intitulé du fichier et l’emplacement d’enregistrement de celui-ci.
  4. Cliquer ensuite sur Enregistrer ou taper sur la touche Entrée du clavier.

C’est au niveau de la deuxième étape (format d’enregistrement) que va se faire la différence.

Méthode 1 :

Pour capturer l’intégralité de la page, avec tous ses attributsgraphiques, notamment images, puces,fonds d’écran : Etape 2 du processus d’enregistrement : Choisir l’option par défaut « Page Web complète ». Cette méthode présente l’énormedésavantagede créer à l’insu de l’utilisateur un dossier du même nom que la page enregistrée et au même endroit que celle-ci, qui contiendra tous les attributs graphiques de la page. D’où un gaspillage de place sur le disque dur ainsi qu’un enchevêtrement de sous-dossiers qui devient très vite d’autant plus perturbant qu’ils sont créés automatiquement sans l’intervention de l’utilisateur. C’est pourquoi nous préférons nettement les autres méthodes proposées et qu’il faut toujours penser à spécifier à chaque usage le format choisi car par défaut le navigateur revient toujours à l’option "Page Web complète".

Méthode 2 :

Pour garder une trace du texte sans avoir nécessairement besoin de l’environnement graphique initial : Etape 2 du processus d’enregistrement : Modifier le type de fichier et choisir « Page Web HTML uniquement » Cette option a pour effet de n’enregistrer que le fichier de la page sans ses attributs graphiques (images et fond d’écran). À la relecture donc, l’utilisateur retrouvera le texte de la page mais aux lieux et places des images et autres graphiques, il trouvera le symbole de « l’image cassée » (petite croix de Saint André rouge). Mais dans la plupart des cas, c’est largement suffisant pour réutiliser l’information qui est sur la page.

Méthode 3 :

Pour enregistrer la page Web avec tous ses attributs graphiques dans un seul fichier dans un format propre à Internet Explorer : Etape 2 du processus d’enregistrement : Modifier le type de fichier et choisir « Archive Web… (Extension propriétaire .MHT) » Attention : ce système est propre à Internet Explorer, ce qui veut dire qu’il n’est pas possible de relire un fichier .mht sous un autre navigateur (Netscape ou Mozilla par exemple). Donc, pour envoyer un fichier de ce genre par courrier, ce qui est très pratique, il faut s’assurer à l’avance que le correspondant dispose bien d’Internet Explorer pour relire le fichier.

Méthode 4 :

Pour enregistrer le contenu de la page Web sans aucun attribut graphique, ce qui revient à peu près à la technique du copier-coller : Etape 2 du processus d’enregistrement : Modifier le type de fichier et choisir « Fichier texte… (Extension .TXT) »

Une fois le document récupéré au format brut, l’utilisateur peut aisément retravailler la présentation du document tel qu’il l’entend.

Traiter et remettre en forme les résultats trouvés

La méthode du copier–coller classique dans un traitement de texte

  1. Sélectionner la partie de texte à copier à l’aide de la souris comme dans un traitement de texte.
  2. Activer l’option Copier (Menu Édition/Copier ou le raccourci clavier Ctrl+C).
  3. Ouvrir un éditeur de texte tel que le Bloc-notes pour pouvoir récupérer le texte et le retravailler à sa convenance. Coller le texte sélectionné (Menu Édition /Coller ou le raccourci clavier Ctrl+V).
  4. Copier/coller à nouveau le texte ainsi récupéré mais cette fois-ci dans un logiciel de traitement de texte.

Respecter le droit d’auteur et citer ses sources

Internet n’est pas une zone de non droit. Vous devez citer vos sources comme avec n’importe quel autre support.

Essayez le plus possible de respecter la forme traditionnelle de la bibliographie même lorsque vous citez les sites web.

Site Web

Auteur (date). Nom du site. Site consulté le. Adresse URLExemple : Guertin, Hélène et al. (2003, 15 juin). Chercher pour trouver ! L’espace des élèves. Site consulté le 16 juin 2003.http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve

Page Web

Auteur (date). “ Titre de la page ” sur le site Nom du site. Page consultée le.Adresse URL NB : Lorsqu’il n’y a pas d’auteur, l’entrée se fait au titre de la page, suivi de la date d’édition

Exemple : Guertin, Hélène et al. (2002, 15 juin). “ Je rédige un courriel et je respecte la nétiquette ” sur le site Chercher pour trouver ! L’espace des élèves. Page consultée le 14 juin 2003.http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/internet/cour_red.htm

Gérer attentivement les signets ou favoris de votre navigateur

L’utilisateur averti d’Internet gère ses bonnes adresses, comme le fin gourmet. Pour cela, les concepteurs d’outils de navigation sur Internet ont prévu de les aider à l’aide d’un gestionnaire de favoris ou de signets. Cette base de données d’adresses de pages Internet permet d’organiser celles que l’on trouve selon ses usages, évitant ainsi d’avoir à repasser par des recherches fastidieuses quand on veut retrouver des liens anciens.

La gestion de la recherche des sites intéressants sur Internet est en fait un éternel recommencement si l’on n’y prend garde. Cependant, les usagers professionnels avertis se satisfont largement d’une trentaine d’adresses consultées régulièrement et de l’abonnement à quelques listes et lettres de diffusion, et ne font des recherches nouvelles que dans très peu de cas.

Répondre à cet article

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0