Le formateur en Français Langue Etrangère est amené à former les publics étrangers en français d’où l’appellation de F.L.E. , par opposition au français langue maternelle (FLM). On exerce alors ses fonctions en France ou à l’étranger dans des structures, des cadres et des pays qui peuvent être très variés et dans des conditions qui sont elles-mêmes très variables.
Le chef de projet éducatif a, quant à lui, en charge la direction d’un projet financé par l’état français à l’étranger dans le cadre de la coopération éducative et est amené à en assurer la gestion financière, administrative, pédagogique et logistique.
Les activités liées à ces métiers sont :
L’enseignement
La recherche
La production de matériel didactique voire la publication
La coordination pédagogique
La formation d’enseignants étrangers
L’animation culturelle
La direction de projets éducatifs au sein du réseau de coopération éducative français
...dans le public ou dans le privé, en France et à l’étranger.
- Secteur privé, structures de droit privé et associations -
En France :
Associations liées à l’insertion, à l’alphabétisation, à la lutte contre l’illettrisme, à la rééducation professionnelle, à l’intégration des nouveaux migrants et réfugiés, à l’aide au public en échec scolaire
Centres de formation avec public en difficulté ou issu de l’immigration
Ecoles et centres de langues spécialisées en FLE ou non
Entreprises étrangères présentes en France
Entreprises françaises employant des étrangers
Maisons d’édition
Grandes écoles accueillant un public d’étrangers
A l’étranger :
Alliances françaises
Ecoles françaises (contrats locaux)
Instituts et Centres culturels Français (idem)
Ecoles de langues
Ecoles privées et fondations
Entreprises françaises qui emploient des étrangers
Entreprises étrangères qui envoient du personnel en France
ONG et associations (en pays francophones généralement)
Universités et écoles privées locales (bilingues ou avec cours de FLE)
- Secteur public...
...français en France :
Collectivités territoriales (communes, départements, régions) ayant des projets liés à l’intégration des migrants
Universités : départements de FLE et centres universitaires pour apprenants étrangers
Education Nationale : classes d’intégration des non-francophones (CLIN) en primaire et d’accueil (CLA) en collège
Ministère des Affaires Etrangères : administration et missions
...français à l’étranger :
Ministère des Affaires Etrangères (Volontaires Internationaux et titulaires détachés auprès d’une structure à l’étranger)
Ambassades de France à l’Etranger (Recrutés sur place en CDD et titulaires expatriés)
Instituts et Centres culturels Français, Alliances françaises (titulaires expatriés)
Ecoles françaises (titulaires résidents ou expatriés)
Collectivités territoriales (dans le cadre de la coopération décentralisée)
Il est à noter que des CDD offerts aux non-titulaires existent dans toutes ces structures mais qu’ils sont peu nombreux et souvent de courte durée (10/12 mois en moyenne) et qu’ils ne sont pas systématiquement reconduits.
...étranger :
Education nationale locale (écoles bilingues ou avec enseignement du FLE)
Universités avec département de français
Services diplomatiques
Organismes internationaux
Agence Internationale de la Francophonie (AIF), Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) (titulaires et contractuels)
Union Européenne, Banque Mondiale, Organisation des Nations Unies
On peut rencontrer un grand nombre de professionnels du milieu lors d’« ExpoLangues », à Paris, en février.
Un enseignant de FLE doit être capable de :
Se mettre à la place de son public et de ses collègues (empathie)
Analyser les besoins du public, de la structure
Répondre aux besoins spécifiques du public dans le sens où l’enseignement doit être envisagé comme étant toujours proposé sur « objectifs spécifiques »
Monter une progression annuelle ou un programme de cours
Choisir ou produire du matériel didactique adapté
Gérer les situations interculturelles
S’intégrer à une équipe d’enseignants français et/ou étrangers aux statuts très variés (droits, horaires, salaire...)
S’investir dans la valorisation de la Francophonie et savoir pourquoi
Un chef de projet éducatif doit être capable de :
Coordonner le travail d’une équipe
Produire des documents de travail divers : fiche de paie, bulletins d’absence, grilles de présences etc...
Rédiger des profils de postes
Recruter des enseignants
Définir des besoins en vue d’une programmation budgétaire
Faire des interventions publiques relatives à son champ de compétences
Rédiger des rapports
Gérer un budget
Organiser la formation continue
Proposer des animations culturelles mobilisatrices
Faire preuve de diplomatie
Les connaissances requises ont trait aux champs de l’enseignement (didactique et pédagogie), de la Francophonie (spécificité des publics, histoire et enjeux du français), des médias (recours au document authentique, références « transparentes », NTIC), de l’apprentissage des langues (expérience de l’apprentissage, maîtrise d’une ou de deux langues étrangères), du monde (séjours courts ou expatriation précédents un départ professionnel, rencontres et contacts avec des étrangers en France), de la sociologie (outils d’analyse de la société) et de la géopolitique (état du monde).
On peut alors lister les items suivants :
Pédagogie et didactique du FLE : enseignement, évaluation, produits
Produits FLE : sites Internet, méthodes, ouvrages didactiques, rencontres, organismes internationaux, associations, etc...
Langue française
Culture franco-française et francophone
Culture générale étrangère (voyages)
Littérature francophone
Civilisation française et du pays d’accueil
Enjeux de l’éducation et droits de l’enfant à travers le monde (y compris en France)
Etat du monde : actualité
Francophonie : origines et enjeux actuels
Logiciels de bureautique de base
Langues étrangères
Pays dans lequel on désire s’expatrier
| Qualités... | Outils... |
|---|---|
| Force de caractère, exigence professionnelle, rigueur, disponibilité, flexibilité, autonomie, créativité, polyvalence, empathie. | Medias : fréquentation quotidienne ; bibliothèque personnelle : professionnelle et ludique ; médiathèque : enregistrements fréquents ; outil informatique à domicile ; publications dans le domaine : articles, recherches, méthodes, sites ; carnet d’adresses : professionnels, références, organismes. |
Ouvertures et fermetures de postes en FLE :
Avec un concours de titularisation, vous obtiendrez la sécurité de l’emploi mais vous courez le risque de faire peu de FLE en France, en effet, les classes CLIN (primaire) et CLA (collège) sont très peu nombreuses et la courte durée de la formation proposée aux jeunes migrants dans ce cadre donne naissance à une grande frustration du côté de l’enseignant. Par ailleurs, les postes à l’étranger en détachement auprès du Ministère des Affaires Etrangères sont (de plus en plus) limités en durée et en nombre.
Vous pouvez viser l’obtention de la qualification après la soutenance de thèse pour ensuite postuler en tant que Maître de Conférences. A noter cependant que le FLE ne possède pas de Section Universitaire propre et qu’il faut donc se présenter en Sciences de l’Education ou en Sciences du Langage.
Si vous n’avez pas ou ne voulez pas préparer de concours de titularisation, vous profiterez alors de la liberté de postuler partout mais hors fonctionnariat français, le Doctorat ouvrant -de plus- les portes des universités étrangères à condition d’avoir publié. Ce choix représente cependant un plus grand risque au niveau du statut que vous obtiendrez.
On notera enfin que la profession peut souffrir ou profiter des aléas de la politique intérieure et étrangère menée par la France :
=> image de la France et du français sur la scène internationale
=> subventions françaises et postes ouverts pour des raisons politiques et diplomatiques
=> présence d’entreprises françaises ou non dans un pays
=> politique d’accueil et d’intégration des migrants en France
Il existe peu de postes en France, c’est un fait, et le chômage est une situation récurrente chez les spécialistes de l’enseignement du FLE qui n’ont pas préparé de concours nationaux ou internationaux en parallèle de leur formation. Concentrés sur la région parisienne et les villes à forts flux migratoires, les postes à pourvoir sont peu nombreux et souvent offerts en CDD (périodes de vacances) pour une rémunération et des conditions de travail (horaires) parfois très contestables.
Pour obtenir un CDI en FLE, vous pouvez :
Devenir Maître de Conférences, passer un concours de titularisation E.N. et demander une classe CLIN ou CLA ou postuler sur des postes (rares) diffusés par le B.O. en centres universitaires pour apprenants étrangers.
Passer un concours au sein d’un organisme international mais ils sont très rares.
Postuler auprès des écoles de langues et associations en France mais elles sont souvent tributaires des subventions ou de la générosité des bailleurs de fonds (ex. Fonds d’Action Sociale).
Vous expatrier auprès d’une école -bilingue ou non-, auprès d’une université étrangère ou par recrutement au sein d’un organisme international.
Créer votre entreprise.
Pour obtenir un poste à responsabilité en FLE :
Dans le privé : On vous recrutera, très certainement, en tant qu’enseignant(e) dans un premier temps. C’est votre implication pédagogique qui devra être forte et votre participation à des projets ou missions qui pourront vous mener à différentes situations :
à la coordination pédagogique / direction des cours.
à l’édition.
à la création d’entreprise.
Dans le public : Que vous soyez titulaire ou non titulaire, la nomination aux fonctions de coordinateur de projet, chargé de mission, attaché linguistique etc... à l’étranger est toujours temporaire. A la qualité de votre travail ne répondra pas toujours la reconnaissance méritée (et le renouvellement de votre contrat) comme dans bien des postes de la fonction publique.
Les postes à responsabilité s’obtiennent sur demande auprès du Ministère des Affaires Etrangères et sont répertoriés dans ce qui est appelée la « Transparence » désormais accessible sur Internet. C’est au vu de la qualité de votre CV et des recommandations dont vous pourrez vous faire valoir que l’on vous jugera. Il y a cependant beaucoup de prétendants pour peu d’élus et les amitiés sont très importantes dans ce milieu.
Elles sont très variables suivant les pays, les structures et la proximité avec les services diplomatiques français. On peut cependant rappeler les éléments suivants :
La charge horaire est souvent lourde (+ de 20 heures/sem. en enseignement et + de 50 heures/sem. en enseignement + coordination),
L’absence de programmes ou d’archives n’est pas rare,
Les sollicitations sont diverses et nombreuses : animation culturelle (Journées de la Francophonie), expertises, responsabilités, représentation... en plus des fonctions occupées,
Le système éducatif local peut avoir ses contraintes (vêtements, prières, responsabilités, absence de moyens matériels etc...),
Les exigences de faire-valoir du côté des services français, entre autres faire beaucoup avec de moins en moins de moyens, sont souvent usantes,
Les revendications et exigences du côté étranger, entre autres demander toujours plus en moyens humains, techniques et financiers sans qu’il y ait toujours de contrepartie dans l’avancement d’un projet, sont parfois déstabilisantes voire choquantes,
Le milieu des Français de l’étranger qui rappelle parfois un village replié sur lui-même ne permet pas de se faire que des amis,
Le milieu des enseignants français reste "à apprécier",
Le milieu des ambassades auquel vous aurez peut-être affaire est à découvrir... et "à apprécier" avec recul.
Ce qu’il faut retenir, c’est que les conditions d’embauche sont très variables. Contrats de bénévolat, contrats de volontaire international (V.I.), contrats locaux, contrats (français) de résidents pour les titulaires ou de recrutés sur place pour les titulaires et les non-titulaires (CRSP), contrats d’expatriés impliquent des contraintes, salaires, primes, indemnités, couverture sociale en conséquence et très différents suivant les pays. Or, les différences de statut donnent souvent naissance à des tensions au sein même des équipes et il faut savoir vivre avec.
On retiendra également qu’une expérience trop longue à l’étranger peut pénaliser au retour en France. Si vous décidez de vous expatrier, veillez donc à garder des contacts solides avec le milieu professionnel en France et ne soyez pas étonné d’être reçu fraîchement lorsque vous ferez valoir votre expérience à l’étranger. La mauvaise surprise est là qui vous attend.
On ne vous fera pas confiance et on vous préférera assez systématiquement un candidat avec un CV franco-français ou un nouveau diplômé sans expérience. L’expatriation longue durée déclenche des jalousies, des doutes chez les recruteurs et les collègues qui n’en ont pas l’expérience et donne une plus-value au CV que tout le monde n’est pas prêt à financer... Cependant, il existe des recruteurs réellement capables d’apprécier la richesse d’une expérience et la plus-value qu’elle peut représenter pour leur centre de langues, pour leur équipe pédagogique et pour leur public en termes pédagogiques, didactiques, interculturels, humains et donc... financiers ! L’avenir des centres de langues en France tient à ce genre de clairvoyance, il faut donc espérer qu’elle se répande.


Bonjour,
Petite question : quelles sont les régions les plus "favorables" dans le FLE, où l’on a le plus de chances de trouver du boulot ? J’ai entendu dire que c’était dans la région parisienne, et dans le sud ; mais que l’ouest n’était pas conseillé. Merci
Bonjour,
J’ai pu lire a travers tous les messages qu’un Master de FLE n’assure pas un bel avenir dans les metiers du FLE. Alors, je me pose la question suivante : si on dispose d’un CAPES en plus, a t-on plus de chance de trouver un poste stable au sein d’une ecole et quelles sont les conditions de travail par la suite ? Si oui, quel CAPES vaut-il mieux suivre et est-il possible d’eviter de faire un Master en prenant des options "equivalentes" a l’IUFM ? De plus, je serais interessee sinon par l enseignement du francais en Angleterre. Est il vrai que l obtention seule du CAPES permet de postuler pour un poste en Angleterre ? ne faut- t-il pas en plus suivre une formation genre PGCE ? Est il si facile de repostuler en France par la suite si on le souhaite ? Je precise que je suis actuellement assistante de francais en Angleterre.
je vous remercie d avance pour vos reponses,
Celine
Bonjour Marie !
Je suis consciente que ce post vient tardivement, vu que vous avez écrit au mois d’avril de cette année, mais j’espère vraiment avoir une réponse de votre part ! Je suis actuellement en Master 1 FLE, et je suis en train de réfléchir à mon projet professionnel suite à ce M1 (je ne ferai pas le M2). Je suis sensée faire un stage à partir du mois d’avril, et le choix est soit d’aller à l’étranger pour ensuite y rester et travailler là bas ou soit de tenter ma chance en France...tout en sachant qu’en perspective de travail c’est très difficile de trouver quelque chose. Mais je désire travailler en France car je crois que nous pouvons apporter notre aide aux étrangers ici en France et qu’il y en a grand besoin ! J’ai lu votre post il y a qqs mois, et ce n’est seulement maintenant que je me réveille ! L’idée de peut être commencer quelque chose dans le grand ouest m’intéresse vraiment, surtout sachant combien cette région est "aride" en structure FLE ! Et si on est plusieurs à s’y investir pourquoi pas ! Alors je voulais savoir si depuis le mois d’avril, cette idée a évolué pour vous ? Où en êtes vous ? Je vous laisse mon adresse mail si vous voulez me contacter : emthibo@gmail.com Merci pour votre aide et votre réponse !
Bonjour,
Je vais bientôt rechercher un poste de formatrice en fle sur la ville de Montpellier et alentour, si parmis les lecteurs de ce site l’un d’entre vous a déjà fait cette démarche sur Montpellier, merci de partager cette expérience sur ce forum et dire s’il s’agit d’une mission impossible ou non.
Bonjour,
Je suis comme vous tous et toutes de la famille FLE ! Après des postes différents dans le FLE surtout en Alliance, j’ai décidé de faire un PGCE, équivalent CAPES en GB et puis un Master. Suite à ces autres diplomes j’ai pu trouvé un emploi de chef de projets éducatif avec des réfugiés. Mais maintenant de reotur dans le sud de la France je me dis que j’aimerais bien ouvrir un centre et particulèrement pour primo-arrivants. Si tu as des infos, renseignements et conseils, ils sont les bienvenus ! Longue vie au FLE !!
Muriel
Bonjour,
Merci pour cette liste quasi exhaustive des possiblités qu’offre un diplôme FLE. A la lecture de cet article, tout comme à la consultation du site qui s’y rapporte, je m’interroge sur la possibilité pour une personne non titulaire de l’éducation nationale d’être recrutée dans le cadre de la Transparence. Ces postes sont-il réservés seulement aux titulaires ou, en principe (je suis conscients des contacts nécessaires à l’obtention de ceux-ci), à tous ceux qui auraient les compétences requises ?
Merci par avance de votre réponse ?
Bonjour, pour répondre à tes questions : non, tu n’es pas obligée d’avoir le master complet. Le master 1 ou la maîtrise peuvent suffire, mais bien entendu, si tu as le master complet, c’est mieux. Rentrer dans une af, ça peut être plus ou moins facile (en amérique du sud, par exemple, il y a souvent des postes libres, par contre au Japon, tu as intérêt à avoir des amis...). Il n’y a pas d’à peu près pour le salaire car celui-ci dépend : 1/ du pays où tu te trouves (donc attends-toi à souvent être payée avec des cacahuètes) ; 2/ du nombre d’heure que tu fais (les postes sont en général vacataires) ;
Bref, laisse-moi te dire que tu vas t’engager sur la pente trèèèèèèèèès glissante du métier de prof de fle... Gare à toi ! Il est très difficile de remonter la pente après (je sais de quoi je parle, j’essaie de me reconvertir). Mais bon, si tu es prête à travailler (très) dur pour peanuts, sans aucune reconnaissance de ton métier, avec souvent très peu de moyens voire pas du tout, vas-y, fonce ! Écoute mon conseil et fais autre chose : le fle n’est sûrement pas ce que tu crois...
Bonjour à tous,
Ceci est une mise en garde supplémentaire de la part d’un prof de FLE en pleine reconversion pour s’échapper de se monde sordide qu’est l’enseignement du FLE. L’article ne montre pas que le bon coté du FLE, mais la réalité est bien pire. Pour la plupart d’entre nous c’est franchement un métier avec très peu d’avenir. Rares sont les personnes qui en font une profession à vie tant les difficultés à trouver un poste (trop de candidats pour trop peu d’offres) sont importantes. Par ailleurs, les conditions de travail se révèlent souvent catastrophiques : pas de matériel, "projet" pédagogique inexistant, "équipes"-panier de crabes, salaires ridicules dans beaucoup de pays, CDD renouvelables (jusqu’à ce que l’établissement ait besoin de changement...). Et surtout, je le répète parce que c’est le plus grave : aucun vrai débouché. Sans parler des relations entre expat’ et ambassade (j’aime beaucoup l’expression du texte : "à apprécier". Ça en dit vraiment très long, et l’image qu’on peut en avoir est encore loin de la réalité...IL faut le vivre.)
Étudiant ! Ne vous fourvoyez pas dans le FLE. L’image que l’on peut voyager et travailler est fausse : vous serez le plus souvent au chômage. Et si vous trouvez un poste, le jour où celui-ci ne sera pas reconduit, ou bien le jour où vous devrez rentrer en France, vous tomberez de très très haut. Ça m’arrive actuellement, et je ne le souhaite à personne.
Je dis ça dans l’intérêt de tous : ceux qui ont VRAIMENT la fibre, allez-y. Par contre ceux qui font FLE parce qu’ils imaginent que c’est "cool", que voyager "ça le fait", ou parce qu’ils ne savent pas trop quoi faire avec leur cursus Sciences du langage ou Science de l’éducation, à ceux-là, je leur dis : n’y allez pas, faites-autre chose qui à rallonger un peu vos études, orientez-vous vers un VRAI métier qui vous permettra de vous épanouir et de construire votre vie et votre carrière professionnelle sans vous demander chaque fois "Mais où je vais aller l’année prochaine..."
Le FLE, on en revient, et pas toujours avec le sourire.
Amitiés. Alex.
Bonjour à tous,
Vous avez tout à fait raison Alex. Après douze années à faire ce métier, je me suis reconverti et travaille dans le champ des énergies renouvelables. Je voudrais juste ajouter ceci : notre pays n’aime plus sa langue, nos gouvernements consécutifs ont tout fait pour couper les budgets, et pourtant la demande est énorme en France. Si j’avais pu, je serais resté au Québec, où des choses intéressantes son mises en place, avec un financement qui n’est pas aléatoire. Oui, le FLE vous apportera plus de déceptions qu’autre chose, et comme Alex et moi, vous risquez de tomber de haut. A moins d’entrer dans la cour des mandarins (les universités en sont pleines dans ce pays) qui règnent et diffusent leur vérité tout en vous tenant la laisse. Ce qui manque dans ce milieu et dans d’autres d’ailleurs, c’est de l’humilité et du partage. Lorsque les responsables, quels qu’ils soient, comprendront qu’il faut travailler ensemble et non l’un contre l’autre, on avancera dans ce pays qui ne croit en plus rien, mis à part au Dieu argent et à sa petite "réussite".
Bonjour, je viens d’obtenir ma licence LLCE Anglais mention FLE. J’ai postulé à différentes universités pour me spécialiser dans le FLE.
Après avoir lu les articles je me demande s’il serait utile de préparer en parallèle un CAPE. Quels sont les débouchés possibles après avoir obtenu le DAEFLE ? Après mes deux ans de master j’aimerais partir au Mali pour enseigner le FLS. Où puis-je me renseigner ?
Dans l’attente d’une réponse. Merci.
Je reponds a ce message un peu ancien (poste le 10 juin 2007 par STL) :
Bonjour à tous, voilà je pense que tout ceci n’est qu’une immense supercherie ! Ne perdez pas votre temps, ne vous faites pas d’idées hormi allez ! 2% Fle, personne ne s’en sort correctement : ceci n’est qu’un prétexte pour permettre aux chercheurs-enseignants de justifier de leurs cours et pour la France d’exploiter encore plus nos jeunes compatriotes ! Le temps de vous en rendre compte et vous aurez 40 ans ! Bon courage ! Tout comme cet article qui tente de faire le point, pour qui ? pour quoi ? pour nous défendre ou alors se demander à quoi sert-il d’être enseignat-chercheur ds ce domaine ! ?
Donc : C’est dit de facon un peu crue et caricaturale sur certains aspects mais ce que tu dis n’est pas tout a fait faux, STL !!
Quand tu evoques le fait que tres peu de personnes dans le FLE en vivent bien ; c’est -helas- tout a fait exact, en regle generale (il y a des exceptions mais cela reste trop souvent des exceptions). Quand on est assez jeune et qu’on veut en profiter pour voir du pays+ travailler sur place, c’est une option valable.
Quant a faire une carriere interessante (et normalement remuneratrice) dans la branche, pourquoi pas avec beaucoup de chance mais ....il faut quand meme bien etre conscient que le FLE recule au profit de l’anglais ( et du chinois, parait-il ? ) dans la majorite des pays.
Nul besoin d’attendre d’avoir 40 ans pour se rendre compte que le secteur enseignement du FLE est, au final, pas tres tres porteur, quoique veuillent bien en dire les profs de fac (et notamment de DESS) qui ont des discours tres motivants (car cela fait partie de leur travail,de vendre leur formation) mais parfois loin de la realite du terrain. Cela n’est pas une critique mais un simple constat.
Quant a moi, au chomage a l’etranger en FLE, ma porte de sortie a ete l’enseignement de l’anglais. Sortie immediate (j’ai retrouve tout de suite) et porte grande ouverte car les offres d’emploi en EFL etaient plus que tres tres nombreuses (surtout pour enseigner aux petits).
Bonjour Lou ! Effectivement mettre 40 ans pour se rendre compte de la dure réalité du FLE, c’est qq peu exagéré... Mais quel dommage bien sur que le FLE ne prospère pas ou n’ait tout simplement pas un statut, un marché, des contrats et une place et un rôle définis dans le monde... Pour ce qui concerne les profs d’univ. : bah faut bien que les vieux et ceux qui s’en sortent après une thèse mangent sur le dos des jeunes ! Ca doit être la nouvelle tendance française ! Certes certains se battent pour nous (certains hein !) mais les autres franchement je trouve que ca devrait même pas exister ou du moins ne surtout pas vendre la formation comme professionnelle mais comme bénévole-humanitaire à 50 heures la semaine ! Ce serait d’une franchise "républicaine" !
Autrement fle c’est très sympa pour voyager, prendre des photos, s’insérer ds un pays, mais ensuite les "vrais contrats" sont durs à dégoter et malheureusement, je ne connais pas les critères (à savoir si il y en a ). Pour l’instant je ne me plains pas, je suis en contrat à l’étranger payé par la France, mais y’a une date de "péremption" ! Alors les reconversions sont tout simplement difficiles.... En tous les cas pour moi, bonne continuation à toi Lou et l’anglais est une valeur sure alors ! Remarquons ce n’est qu’une histoire d’investissement, amortissement, qualité et volonté ! J’aurai cru que c’était français ! LOL bonne route aux autres ! STL
Bonjour à tous,
J’ai pu noter sur divers forums, dont celui-ci, de nombreuses questions sur le FLE. Face à certaines naïvetés bien compréhensibles quand on ignore tout de cet univers, il me semble impératif de mettre les points sur le i sur la réalité du FLE. J’ai donc tenté de rassembler les questions les plus fréquentes et d’apporter des éléments de réponse sur mon blog Acide FLE dans la rubrique « FLE ? Questions fréquentes ». Voici la liste des questions que je traite :
Quelles sont les perspectives d’emploi dans le FLE ? Comment devenir prof de FLE ? Est-il possible d’intégrer le master FLE sans avoir fait lettre ? Comment devenir prof de français dans un pays en particulier ? Où trouver les offres d’emploi ? Puis-je enseigner le FLE en France ? Le master FLE est-il nécessaire pour être prof de FLE ?
Bien entendu, je n’ai pas prétention d’avoir la science infuse, ce ne seront jamais que des réponses partielles aux questions que vous vous poserez, mais mon objectif est surtout de vous mettre en garde sur les difficultés de ce métier. Donc si vous voulez en savoir plus, suivez ce lien :
http://acidefle.over-blog.com/categorie-10133221.html
Bonjour à tous,
J’espère que certaines personnes me répondront car j’arrive un peu tard sur le sujet :s.
Je suis actuellement en Licence d’anglais, mention FLE. Je pense continuer l’année prochaine avec une maitrise FLE. Cependant, je ne souhaite pas me diriger vers l’enseignement en général. Je suis tres intéressée par les Alliances francaise à l’étranger. J’aimerais savoir les differents débouchés d’une maitrise FLE. Peut on postuler aupres d’organismes (tels que les alliances francaises) à l’étranger ? Quel associations, organismes liés à la Francophonie existent ils ? J’ai passé une année en tant qu’au pair l’année derniere à Londres. J’envisage fortement m’installer la bas. Mais que faire avec une mention FLE au Royaume-Uni autre qu’être prof de francais/FLE ?
Merci beaucoup pour vos éventuelles réponses. Lucie
salut Lucie,
avec une maîtrise FLE tu peux postuler dans n’importe quelle alliance française par delà le monde, à Londres il existe une alliance française mais les places y sont chères, il y existe de toute façon d’autres centres de langue et le marché des cours particuliers à london est des plus juteux, mais puisque tu y a vécu tu sais aussi que le prix du logement est inabordable. En tant que française bilingue tu pourras de toute façon trouver un poste dans une companie anglaise de n’importe quelle branche sans problème à condition de te vendre et d’arrêter de boire autant, lol. A Londres tu ne seras pas cantonée au FLE. Voinà..
Jeff
Bonjour
Alors voilà je vous lis et ça fait un peu peur tous ces contrats précaires... Je suis dans une phase où je me cherche et c’est vrai que le FLE me tente énormément !! J’aime beacoup les langues en général, m’informer sur les autres cultures et voyager, et vivre à l’étranger me tenterait bien !! J’aime aussi beaucoup la langue française et l’enseigner m’intéresse. Mais je me pose quelques questions. Déjà je vais commencer ma licence anglais-espagnol (en LLCE, double cursus) avec en plus du russe et je pense donc prendre la mention FLE en troisième année et continuer avec la maîtrise. Mais je m’inquiète des débouchés, des conditions de vie... Déjà je ne veux pas rester en France, mon but étant d’enseigner le français en pays anglophones de préférences (USA, Royaume-Uni, Canada, Australie). Est-ce vraiment si dur de trouver une place ?? Peut-on se faire recruter directement sur place, dans une école locale, sans être employé de l’Alliance Française, ou mieux vaut être employé par la France ?? Je précise que des contrats de qqs années ne me dérangent pas, justement je veux voyager, donc faire trois ans par-ci, trois ans par là, tant mieux en fait !!! Et si l’on veut enseigner dans les Universités étrangères, comment faut-il faire, vu qu’il n’existe pas de doctorat FLE ?? En plus je ne veux surtout pas enseigner à des très jeunes je n’ai pas la patience, je préfère les ados ou les adultes.
Merci
bonjour à tous !
je suis en licence 2 de géographie et je ne sais pas trop quoi faire plus tard. mes études se passent bien, je suis très intéressé par tout ce qui touche à l’environnement, au tourisme écologique etc...cependant j’ai toujours été motivée pour devenir enseignant de la langue française à des étrangers...notre performance s’illustre mieux je pense que l’enseignement à des français ; j’espère que vous avez compris ce que je veux dire... je souhaiterais enseigner le français à des roumains, ce qui me permettrait également de parler roumain, afin de m’y établir...par la suite en roumanie...
que pis-je faire ? Ce pot sa fac ? MULTUMESC
Bonjour,
J’ai un DESS en commerce international obtenu en 2004. Je vis désormais en Ecosse où je travaille dans le domaine économique. Donc rien à voir avec le français ou l’enseignement. Pourtant j’aime mes origines et ma langue, et depuis de nombreuses années je me demande si je ne devrais pas réaliser mon rêve de partager ma culture et ma langue avec d’autres peuples. Est-ce possible de passer un diplôme suffisant en cours du soir pour pouvoir devenir enseignant ? Je ne sais pas du tout comme celà fonctionne, toute aide sera grandement appreciée ! Il faudrait que je puisse passer ce diplôme depuis l’étranger, ou du moins le préparer à l’étranger, ne voulant pas rentrer en France pour le moment. Merci d’avance !
Bonjour,
En attente d’une réponse de l’univ. de la Réunion (où j’habite) après une demande de VAE pour integrer le cursus FLE (en L3, licence à part entière ici depuis cette année), la consultation des forums sur le FLE me fait m’interroger sur la pertinence d’intégrer la fac ou de simplement passer le DAEFLE. Je suis demandeur d’emploi indemnisée, pourrais éventuellement me faire financer cette formation et gagner 1 an afin de réintégrer le monde du travail en FLE. Pouvez-vous m’éclairer sur la différence entre le cursus universitaire et le DAEFLE. Ce dernier permet-il simplement d’enseigner dans les alliances françaises ? Merci de vos réponses.
Bonjour,
Si tu as déjà une licence, tu devrais pouvoir faire ton DU de FLE (qui correspond à l’option FLE de licence) en même temps que ton Master 1. C’est du moins ce que j’ai fait lors de ma maîtrise à Rouen.
Renseigne-toi auprès de différentes universités pour savoir si elles permettent également ça.
tu peux préparer l option fle de la licence par correpondance, le cned le fait à condition qu’n parallèle tu t’inscrives à l universite de grenoble puisque c’est avec eux seulement que le cned travaille en fle : deux conditions inscriptions au cned et grenoble et puis pouvoir se le payer (je ne me rappelle plus combien jai paye entre le cned et grenoble je pense aux alentours de 350€
j espere que cette réponse te servira !
bonne chance pour tes projets !!
assia de Marseille qui va bientot partir de Marseille !!!!!
Bonjour !
J’ai obtenu le DAEFLE l’an dernier, depuis un an je donne des cours particuliers à des étudiants étrangers afin de me faire ma propre expérience. J’ai également un BTS Secrétariat Trilingue avec une bonne maitrise de l’anglais et de l’espagnol. Je suis intéressée pour enseigner au Canada, quelles sont les possibilités ? est ce que mon diplôme est suffisant ? Sinon vers quelle formation m’orienter ? Merci de me faire partager vos expériences !
Bonjour,
Votre message m’interesse énormement et je suis contente d’être "tombée" dessus. Jesuis étudiante en deuxième année de BTS Secrétariat Trilingue à Bordeaux et j’envisage après de faire FLE. Cependant je vois que vous avez également le même BTS que moi...J’aimerais savoir dans quoi vous vous êtes dirigé après l’obtention du BTS...J’ai essayé de me renseigner mais on me dit que la Licence LLCE Anglais est obligatoire (je rentrerai logiquement en deuxieme année avec mon BTS) et que l’option FLE se prend qu’en 3ème année. Qu’en est-il pour vous ? Merci de m’éclaircir car je vous avouerai que je suis légèrement perdue !
bonjour,
il est possible d’obtenir une équivalence par validation des acquis de l’expérience ou validation des acquis universitaires si vous n’avez pas d’expérience en FLe, ce qui est le cas, je crois. Vous pouvez tout à fait faire les deux à la fois, votre dess et le master fle. Je vous encourage à le faire. sebastien Mauve
Cher Coiffard,
j’ai eu à peu près le même parcours que toi.... après une licence d’anglais mention FLE, j’ai décidé de tenter un concours de l’E.N....que je n’ai malheureusement pas eu. J’ai donc décidé de faire une maîtrise FLE et de poursuivre sur un DEA. Maintenant que je suis en poste, en tant qu’enseignante de FLE, je m’aperçois que le DEA n’est pas pris en compte dans la rémunération....et autant te dire que cette dite rémunération est très aléatoire suivant l’endroit où tu enseignes ! alors, un master FLE pour enseigner ne me semble pas la meilleure solution. D’autre part, sache qu’enseigner le FLE implique soit de s’expatrier car il y a peu de places en France, soit de "forcer" les portes en France...et encore....les CDI sont rares et comme je le disais plus haut, la rémunération est très variable (entre 9 euros et 19 euros brut....sauf si tu as la grande chance d’avoir un poste en université : 20 euros en moyenne mais dans ce cas, il faut un Master, voire plus !) Alors, c’est vrai, ce métier apporte beaucoup humainement...mais pas vraiment financièrement et il ne t’apporte pas non plus de stabilité....il faut bien réfléchir à tout ça ! Mais si tu as la vocation....bon courage !