Comment soustraire l’enseignant aux tâches répétitives, pour lui permettre une intervention ciblée, pertinente, sans négliger l’entraînement de l’élève, à son rythme, et avec la sûreté du corrigé.
Voir le site Cours toujours
Le principal souci que j’avais en tête lors de la création de « Cours toujours » était de fixer quelques balises aux adolescents tirés à hue et à dia, notamment durant les heures, parfois longues, où ils étaient livrés à eux-mêmes. Les feuilles de classeur s’éparpillaient, les manuels tendaient à disparaître, la connaissance de la langue écrite faisait place à l’agitation et au bavardage.
J’ai donc voulu présenter aux ados d’aujourd’hui, sous forme ludique, avant même la notion d’exercices purs et simples, le monde de l’imaginaire, comme il apparaît dans la littérature, et le monde réel tel que les écrivains nous le font découvrir.
Quant au caractère « interactif » du site, il ne se limite pas à la seule validation des réponses : dans la section « Nouvelles interactives », chacun peut produire un texte de son cru destiné à s’insérer dans le récit originel. La procédure n’est toutefois pas automatique comme sur les forums mais soumise à une relecture de ma part.
Les ados en vacances pluvieuses, écartés de l’école pour raison de santé, ou motivés par une « remédiation » clé sur porte verront en « Cours toujours » réponse à leur attente, du moins est-ce mon souhait. Quant à mes élèves, ils ne disposent pas (encore) d’ordis en classe, et je ne crois pas qu’il faille substituer à tout l’horaire obligatoire des séances multimédias. Ils travaillent sur la version papier de ces exercices, mais aussi sur d’autres volets du cours se prêtant moins aisément à l’autocorrection. Quelque frustrant que puisse parfois paraître l’univers relationnel scolaire, nos étudiants ne sont pas des robots.
D’autre part, les professeurs à la recherche de thèmes originaux ou désireux de développer eux-mêmes ce genre d’application puiseront, je l’espère, dans la mise en ligne de « Cours toujours » des idées de leçons, des méthodes pour les mener à bien, et un canevas pour se lancer dans la réalisation de modules interactifs.
Du moins ai-je modestement tenté de mettre mon cours à la disposition de tous sous une forme contemporaine.
À côté d’autres recherches en éducation, je vois d’un très bon œil le développement de banques d’exercices autocorrectifs, notamment en français. Si ma contribution à cet objectif a inspiré quelques futurs collègues ou quelques compagnons de peine, j’y trouverai satisfaction.
