La dimension interculturelle dans la pratique pédagogique

lundi 9 octobre 2006 , par Abdelilah Ghiyati
 
“DEN INTERKULTURELLE DIMENSION I DEN PÆDAGOGISKE PRAKSIS”

Plan :

Introduction

I- A la recherche d’une théorie

1. Lexique
Qu’est-ce que la compréhension
Qu’est-ce que la culture
Les éléments de la culture
2. L’analyse de la culture à buts pédagogiques _ 3. Les théories de l’apprentissage pour l’étude de la culture

II- A la recherche d’une méthode

1. les techniques de travail
a. une démarche de contacts
b. internationalisation
c. utilisation des moyens de communication

  • télécommunication
  • la vidéo et le CD-ROM
  • les différents langages et la dimension musicale

d. l’interdisciplinarité et le travail en projets

2. Critères pour la réussite du travail
Bien exploiter les trois années
La classe, lieu de rencontre des cultures
La culture dans toute sa signification
Installer en classe un système de travail

III- La prise de conscience de l’identité


Ci-joint


Exemples d’activités :
- Autour du thème : Le racisme

Activité 1Le racisme expliqué à ma fille
Activité 2une chanson : “L’air que l’on respire”
Activité 3deux documents vidéo : “les propos” et “le complot”

- Autour du thème : Le commerce

Activité 4Influence française sur le marché danois

Emne :

“DEN INTERKULTURELLE DIMENSION I DEN PÆDAGOGISKE PRAKSIS”

Problemformulering :

"Forståelse af fremmede kulturer og derigennem sin egen, kræver en strukturering for den kulturelle side i den pædagogiske praksis. Hvordan kan undervisningen bidrage til elevernes bevidsthed om ligheder og forskelle mellem fransk og dansk kultur ?"


Introduction

Les méthodes didactiques d’enseignement des langues étrangères - du Français en particulier- dites communicatives et dont nous disposons aujourd’hui sont le résultat de longs travaux de recherche dans plusieurs pays.Mais les méthodes d’enseignement de la culture étrangère sont en cours de construction. M. Byram souligne qu’ “en dépit d’un large éventail de publications, il manque à l’étude de la culture un axe précis”, “Le peu de recherche empirique qui existe a été effectué sur une petite échelle et vient souvent de la pratique individuelle des enseignants, sans considération théoriques, et s’intéresse plus aux résultats qu’aux processus d’enseignement et d’apprentissage.”
L’axe étant les recherches théoriques.

Quelles sont les théories de l’apprentissage de la culture étrangère et quelles sont les méthodes et les techniques qui peuvent être utilisées par l’enseignant pour atteindre l’objectif principal de cet enseignement à savoir contribuer à la formation de l’esprit interculturel des élèves qui leur sera d’un grand secours dans un monde futur qui est celui de la communication et de la compréhension.
Il est important d’insister dès le premier abord sur le fait que n’importe quelle méthode dépend dans sa réussite, en dehors des fondements théoriques, de la collaboration entre l’enseignant et ses élèves. J’ai appris durant ma carrière d’enseignant de FLE que l’essentiel n’est pas seulement de connaître sa pédagogie par coeur, mais de savoir l’adapter à som milieu et user de ses talents personnels et de ceux de ses élèves pour pouvoir atteindre les objectifs d’un enseignement pensé dans un esprit collectif.je profite alors ici de l’expérience de mes collègues et de la mienne.

On a beau dire que l’élève doit prendre une part de la responsabilité, on ne pourra jamais nier que c’est l’enseignant qui est fortement impliqué. C’est lui qui doit assimiler la situation dans laquelle il travaille, en prenant en considération les différents facteurs de cette situation : soi-même, l’élève, les niveaux, le contenu de son enseignement, les moyens que la technologie met entre ses mains, la perspective d’avenir et enfin les théories et la méthode de travail qu’il adopte.

“Undervisningen skal skabe rammer for oplevelse, indsigt og samarbejde samt styrke elevernes aktive medvirken. Herved skal undervisningen bidrage til, at eleverne bevarer lysten til at beskæftige sig med sprog og kultur til fremme af deres videre udvikling.”

Dans l’élaboration de ce travail, j’ai utilisé des documents informatisés. Pour en profiter au maximum, il serait préférable d’utiliser un ordinateur branché sur Internet.

I- A la recherche d’une théorie

1. Lexique

Qu’est-ce que la compréhension ?

Pourqoi “compréhension” et non pas “compétence” ?
lexique :
Compréhension : 1.1.Aptitude à comprendre, 2.aptitude à comprendre autrui ; bienveillance, indulgence,3.

Comprendre : 2. Se représenter avec plus ou moins d’indulgence les raisons de qqn, de qqch ; admettre.(Le Petit Larousse 1996)

Nous retenons ces notions qui donnent un élan favorable à une vie qui crée un climat de tolérance et de compromis. Les Instructions Officielles danoises rassemblées dans Faghæfte 18 utilisent, en ce qui concerne l’interculturel, les termes de compréhension et de connaissance (indsigt i / forståelse af. La connaissance ajoute au sens de la compréhension celui de la manière, c’est-à-dire les voies qui mènent à la compréhension.

Je ne choisis pas le terme compétence dans la mesure où il ne s’agit pas dans l’enseignement de la culture d’une simple performance linguistique, mais surtout de l’acquisition d’un savoir et d’un comportement nécessaires.

La culture

« Une culture consiste en une multiplicité de traits dont certains lui sont communs, d’ailleurs à des degrés divers, avec des cultures voisines ou éloignées, tandis que d’autres les en séparent, de manière plus ou moins marquée. »
G.Zarate tire la conclusion suivante de cette définition : ”un individu découvrant dans la réalité des faits, une culture étrangère, la mise en relation de deux cultures, (est entraîné à) une redéfinition de l’identité maternelle, la reconnaissance positive ou négative des différences, la production de jugements de valeur qui impliquent, dans la diversité des pratiques, la supériorité ou l’infériorité d’une culture par rapport à une autre »

En détaillant et précisant, Hans Gullestrup cite l’anthropologue norvégien Arne Martin Klausen(1970,s.10)(Kultur er ) “den verdensopfatelse og de værdier, moralnormer og faktisk adfærd-samt de materielle og immaterielle frembringelser heraf-som mennesker har overtaget fra en forgående génération ; som de eventuelt -i ændret form- søger at bringe videre til næste génération ; og som på en eller anden måde adskiller dem fra mennesker tilhørende andre kulturer.”

On remarque que la notion de différence est présente dans les deux définitions, alors que H.Gullestrup ajoute la notion de (matérielle ou immatérielle) et celle de l’intention de transmettre la culture aux générations futures. Il s’agit donc d’un savoir qui sera transmis, un savoir qui prend plusieurs formes.Ce que nous découvrirons avec nos élèves est donc un savoir.

Les éléments de la culture

La structuration des éléments de la culture aide l’enseignant à se faire une grille hiérarchisée dont il usera au cours de la planification de son enseignement. Quels sont les éléments qui composent la culture en général ?

Hans Gullestrup, sociologue, présente la culture comme étant une entité complexe de segments qui forment les éléments des couches de la culture. La dimension culturelle vue dans une dimension verticale présente 6 couches culturelles qui s’organisent l’une sur l’autre comme un chou-fleur dont la pomme résulte de l’ensemble des idées que l’homme se fait de soi-même, de la nature et de la société, de la relation entre les sexes et de tout ce qui constitue le noyau autour duquel s’organise les autres couches.La couche superficielle est celle du comportement quotidien et de l’activité économique et culturelle.

2. L’analyse des cultures à buts pédagogiques

Sous ce titre, Michaël Byram rassemble les idées de plusieurs chercheurs dans une tentative de découverte d’une théorie à partir de laquelle on pourrait élaborer une méthode. Certains auteurs choisissent les méthodes ethnographiques et cherchent à définir la culture de l’intérieur, mais à partir de point de départ, qui est la forme de surface des phénomènes (ce qui correspond à la couche superficielle de Gullestrup). D’autres choisissent la langue donc le cadre conceptuel de l’étude de la culture. Il retient que le modèle behavioriste qui analyse la culture en schémas de comportement, acquis et transmis au travers de symboles, convient aux premiers stades de l’apprentissage, donc à l’école primaire. (c’est-à-dire essayer de reconnaître les causes des comportements après les avoir décrits).

D’autres auteurs retiennent l’ethnométhodologie dans la mesure où pour eux le point de départ de l’étude de la culture doit être le vécu quotidien de l’autochtone du pays étranger, ce qui veut dire l’étude d’un certain nombre de thèmes : la famille, l’habitat, le travail, etc. Ces mêmes thèmes serviraient de guide pour l’analyse.
Ce que Hans Gullestrup appelle “ Det umiddelbart oplevelsesbare symptomlag” et qu’on a cité ci-haut sous le nom de couche superficielle rassemble ces thèmes, mais ne tire pas de conséquence pédagogique.

3. Les théories de l’apprentissage pour l’étude de la culture

Je reprends ici un autre titre de Michaël Byram.Il rapporte que Cooke(1985) étudie les travaux portant sur l’origine et les modifications des attitudes, et propose des méthodes qui pourraient être intégrées à l’apprentissage de la langue afin de changer les attitudes ethnocentriques. Il cite aussi Müller(1980), selon qui, ce but est atteint si les apprenants acquièrent une partie d’un autre système conceptuel en comparant certains mots ou concepts clés d’une culture avec ceux d’une autre culture, établissant ainsi des points de contact et de différence entre des phénomènes qui peuvent paraître similaires en surface.Byram remarque qu’aucun de ces auteurs n’indique quels processus psychologiques peuvent entrer en jeu dans ces changements de point de vue ou dans l’acquisition d’un comportement culturel.

D’autres auteurs veulent s’appuyer sur l’étude des enfants bilingues pour découvrir une théorie : Staube(1980) étudie le rôle de l’acculturation dans le processus d’apprentissage d’une langue seconde. Elle rend compte d’un certain nombre de rapports qui tendent à montrer que les apprenants d’une langue seconde réussiront dans leur apprentissage de la langue dans la mesure où ils s’intégreront au groupe de la langue cible.

II- A la recherche d’une méthode

1. Les techniques de travail

Il faut tout d’abord essayer de définir les objectifs de l’étude de la culture, ensuite de définir les moyens adéquats qui permettent d’atteindre ces objectifs.

Nous devons dans nos écoles être en parfaite connaissance des traits caractéristiques des sociétés francophones tels l’appauvrissement (les riches et les pauvres), l’exclusion, la coexistence de plusieurs cultures, l’intolérance et le racisme et la domination de la culture américaine, pour n’en citer que ceux-ci.

Les Instructions officielles insistent sur le rôle de la dimension culturelle qui donne à la matière, FLE, le caractère d’une matière d’orientation et de formation. « Således rummer franskundervisningen såvel en sproglig som en kulturel side, hvorfor faget både er et færdigheds- og et orienteringsfag med dannelsesmæssig værdi. »

Porcher, dans la définition de l’interculturel, rappelle que le Conseil de l’Europe qui a proposé une définition opératoire d’une pédagogie interculturelle. « L’important à cet égard, consiste à établir, entre ces cultures, des connexions, des relations, des articulations, des passages. _ Il ne s’agit pas de gérer au mieux la juxtaposition de diverses cultures, mais de les mettre en dynamisme réciproque, de les valoriser par le contact. »

Byram cite Keller (1983), qui souligne combien il est important d’éviter de donner des informations éparses et de fournir au contraire des aperçus des normes et des conflits sociaux, ainsi que des structures sous-jacentes à la culture étrangère.
Les Instructions Oficielles proposent : “Emneområderne kan fx være : aktuelle problemstillinger, natur- og miljøforhold, skoleliv, fritidsliv, arbejdsliv, brug af medier og kulturelle erfaringer, herunder elementer af fransksproget ungdomskultur.”

En reprenant ces différentes idées sur les objectifs et les informations concernant la culture, nous pouvons tracer comme but d’amener les élèves à :

- pouvoir comprendre grâce à un effort personnel les cultures des pays francophones et surtout la France (Faghæfte 18)(fx Belgien, Quebec, Senegal, Marokko ,Fransk Guyanna osv.)
- pouvoir entrer en contact avec l’autre et pouvoir faire son portrait culturel et savoir se positionner par rapport à lui.
- pouvoir s’exprimer par tous les moyens possibles pour présenter objectivement les autres cultures.

Grâce à ce travail, nous allons former une génération capable de comprendre, d’accepter et d’agir pour participer au changement dans un climat de respect mutuel.

a. Une démarche de contacts

L’enseignant doit, en fonction des contacts qu’il peut nouer avec les francophones, par le biais des moyens que son environnement met à sa disposition, trouver les composantes d’une méthode dynamique sachant profiter des théories citées ci-haut pour le bon maniement des techniques.

Le travail ne doit pas être figé, appuyé sur une vue statique, mais être pensé et conduit sur plusieurs circuits qui se multiplient et s’enrichissent au fur et à mesure de la réalisation. Il faut que nos élèves détiennent les moyens de décrire la réalité étrangère et être capable d’objectivité. Ceci ne peut se réaliser en parlant de l’autre, mais en parlant à l’autre. Il faut aider nos élèves à dépasser la passivité et passer à l’action pour se faire leurs idées eux-mêmes.

« L’expérience d’un contact personnel avec la culture étrangère enseignée ne peut être validée que si l’enseignant sait reconnaître et éviter les pièges de l’ethnocentrisme ». Nous retenons de cette citation que nos élèves doivent développer des contacts individuels et institutionnels avec les francophones pour ne pas rester renfermés

Il y a là certainement un risque de dérapage, car le natif francophone que nous contactons ou dont nous lisons les propos dans un texte de lecture ou que nous rencontrons à travers un document audio-visuel n’est pas nécessairement un bon informateur culturel. C’est à travers la connaissance que l’élève danois a de la culture danoise, — je dis bien danoise — qu’il parviendra à situer l’autre culture :

G.Zarate affirme : ”Ils — les natifs — ne sont pas mieux placés qu’un observateur extérieur pour appréhender ce qui règle réellement leurs références, ils en ont une connaissance pratique qui leur permet de répondre en acte aux contraintes de telle ou telle situation, mais ils ne sont pas capables de reconstituer l’ensemble des réponses qui constituent leurs styles de vie.”

Alors, il revient à nos élèves, par une démarche qui comporte 3 étapes, de découvrir les réalités de la culture française :
- Observation de la réalité.
- Analyse de la réalité.
- Transformation de la réalité.

b. Internationalisation

Les Instructions Offcielles (Faghæfte 1995) définissent l’enseignement du français comme moyen de communication internationale : “Franskundervisningen skal give eleverne mulighed for at kunne bruge fransk som kommunikationsmiddel i europæiske og andre internationale sammenhænge.” “Undervisningen skal give eleverne indsigt i kultur- og samfundsforhold i fransktalende lande og derved styrke deres internationale forståelse og forståelse af egen kultur.”

« Il est facile de constater que les événements et les problèmes que rapportent les médias, à l’échelle nationale ou à l’échelle mondiale, vous renvoient l’image d’un monde de plus en plus complexe, et ce, tout autant au niveau des individus que des sociétés : les technologies de la communication rapprochent les peuples et les individus ; partout sur la Planète, les cultures se rencontrent ; les relations internationales se multiplient ; les problèmes environnementaux ont une envergure planétaire ; un regard plane sur la complexité du progrès scientifique et ses conséquences sur l’Humain et la Société. »

c. Utilisation des moyens de communication

Devant les moyens technologiques que les élèves rencontrent tous les jours, l’école a été obligée de s’adapter à cette situation. On remarque que l’école danoise est dotée de moyens modernes.

Il s’agit d’intégrer ces moyens dans l’enseignement et de prévoir l’avenir. Les enseignants ne pourront plus s’écarter de ces moyens. Nous sommes obligés de garder notre enthousiasme, notre chaleur, notre disposition à apprendre ce qui est nouveau. Il ne s’agit pas d’une course sans fin, mais de rester vivant, vigilants et de savoir intégrer les différents savoirs que les enfants amènent avec eux en classe. Il n’est plus acceptable de répéter les expériences passées dans un cycle qui ne se renouvelle pas. Tous les moyens et les techniques que les voies de communication mettent entre nos mains peuvent nous aider à établir une grille de contact solide que rien dans l’avenir ne peut détruire. Nos élèves ne seront pas seulement sensibilisés à la réalité étrangère, mais ils auront des relations personnelles avec celle-ci.

  • Télécommunication

La télécommunication permet l’accès direct et le contact rapide avec des élèves et des enseignants représentant la culture française, ce qui rend l’enseignement plus vivant, pour ne pas dire actif, et par conséquent attrayant. La compréhension internationale trouve plus de chance de circulation. Je donne ici des adresses pour le contact

Intercultural e-mail Classroom Connections (réseau d’échanges) http://www.mosaique.fr/eurosesame

« Il s’agit d’une association transnationale regroupant des organismes de formation et des enseignants de différents pays qui souhaitent développer des échanges plurilingues et multimédias par voie télématique entre jeunes d’Europe et du monde ». Parmi ses activités : la « Participation à la mise en œuvre de projets internationaux d’échanges télématiques interscolaires développés dans divers pays et régions par des responsables pédagogiques et enseignants associés à l’animation du Réseau. »

Je cite aussi d’autres organismes qui s’intéressent à l’éducation interculturelle : (dans des sociétés multiculturelles et francophones)

- Association pour l’éducation interculturelle du Québec
- Centre d’éducation interculturelle du Québec
- Carrefour de la coopération internationale de l’interculturel
- Centre de documentation et d’animation interculturelles (Centre du Luxembourg)
- La piste amérindienne

La télécommunication nous permet l’utilisation de textes authentiques. Prenez par exemple l’adresse suivante sur internet : http://w3.teaser.fr/ jrvidaud/laf/lafon.htm

Vous avez accès à toutes les fables de La Fontaine avec des illustrations. Pour faire l’échange, on peut travailler avec H.C.Andersen qui est un bon exemple d’auteur danois bien connu dans les pays francophones et sur le plan international, on peut utiliser le CD-ROM "Multimedia H.C. Andersen" (Orfeus).(Lisez aussi le paragraphe sur “l’interdisciplinarité”). Chaque fois que les élèves importent un document, il faut toujours se rappeler la conservation sur le CD-ROM de la classe pour l’utilisation future.

  • La vidéo et le CD-ROM

Le ministère de l’Enseignement — danois— a préparé et distribué gratuitement, à tous les enseignants, un CD-ROM intitulé Lær-IT 3 qui est très riche en exemples réalisés en utilisant l’image, le son et l’accès direct à l’internet, c’est à dire comportant tous les logiciels nécessaires pour l’accès et la navigation. Le même disque présente des exemples d’écoles qui ont mis en application l’utilisation des nouvelles techniques. Le contenu du disque se trouve aussi sur internet : http://www.lær-it.dk.

Là, on peut suivre l’évolution de Lær-IT et voir la nouvelle pratique pédagogique. Sous la rubrique “Om franskværkstedet”, on trouve par exemple un atelier de poésie, et un atelier de l’image. Les élèves jouent, répètent et réalisent des vidéos. En ce qui concerne l’image, on peut utiliser Michrosoft Publisher pour la réalisation de formes qui intègrent l’écriture dans l’image.

La présentation de Paris est un exemple de travail où les élèves utilisent le film vidéo sur CD-ROM comme moyen d’expression.On voit le film qui dure environ 60 s. Ce genre de document donne l’occasion à l’élève de voir et d’écouter le nombre de fois qui lui plaît.Le travail de groupe peut aboutir à des reproductions : par exemple : un exposé sur Paris, photos collage, etc. L’adresse suivante permet l’accès à des informations supplémentaires.

http://www.parisnet.com/french/main - COLLAGE

Inddragelse af disse medier i undervisningen giver ekstra muligheder for at udvide informationssøgning til den daglige undervisning. Kombinationen af billede, lyd og tekst åbner muligheder for undervisning med udgangspunkt i det udvidede tekstbegreb.

  • Les différents langages et la dimension musicale

Il est important d’intégrer dans le travail toutes les formes d’expression, langage, mimique, théâtre, danse, etc., ce qui permettra à l’élève d’utiliser tous ses sens et de se mêler à l’activité si bien émotionnellement qu’intellectuellement, condition nécessaire pour l’assimilation de l’autre culture.

Dans Lær-it., on peut par exemple lire et écouter une lecture de natif, la chanson “la ronde autour du monde” de Paul Fort et qui peut être utilisée dans un but d’enseignement interculturel.

Un autre exemple est le CD : « Génération française » et le livret pédagogique qui l’accompagne présentent plusieurs chansons qui peuvent être utilisées dans ce but.

« La chanson introduit fondamentalement un univers non linguistique dans la classe : la musique. La compréhension du texte n’intervient que plus tard et ne joue souvent, hors contexte d’apprentissage linguistique, qu’un rôle secondaire. »

Il faut aller plus loin et essayer d’associer à la chanson un travail de comparaison avec une chanson danoise similaire à celle que nous écoutons (musique, texte), texte extrait d’un livre, d’un article de journal, etc.On peut aussi réaliser des vidéo-clips en relation avec la chanson, écrire des lettres, organiser des débats, etc.

d. L’interdisciplinarité et le travail en projets

La préoccupation interculturelle doit être présente dans toutes les disciplines, ce qui va faciliter la tache de l’enseignant du français et l’aider à établir des contacts fructueux avec les collègues responsables des autres matières. Les Instructions officielles expliquent comment la coopération peut se réaliser en ce qui concerne la discipline dans l’interdisciplinarité et proposent des thèmes comme exemple : “Udgangspunktet for et samarbejde om »det faglige i det tværfaglige« kan være et tværgående emne eller problem, som tillægges selvstændig værdi i kraft af almene overvejelser og begrundelser af eksistentiel eller politisk art, uanset fag. Eksempler på emner og problemstillinger er : international ungdomskultur, miljøproblemer, menneskerettigheder, folkeeventyr og internationalt tv. Under arbejdet bruges begreber, metoder og viden fra udvalgte fag, når det findes velbegrundet for at få emnet eller problemet belyst. I en sådan sammenhæng får fransk en meningsfuld funktion i helheden.” Kravet om tværfaglighed giver fransklærerne delvist nye roller og opgaver : De kommer til at indgå i et tættere samarbejde med andre faglærere og skal kunne formidle et kendskab til fransk som et sprog- og kulturfag med grænseflader til alle andre fag. De får behov for at tilegne sig yderligere viden om Frankrig og andre fransktalende lande i det omfang, det er nødvendigt. De vil derfor også skulle videreudvikle deres kendskab til kildesøgning, både på fransk og dansk.

L’enseignant de français peut aussi, en ce qui concerne la culture être « le pivot » dans le travail interdisciplinaire.

Nous proposons pour atteindre ce but, le travail en : Semaines à thèmes aboutissant sur des spectacles, expositions, repas, organisés par les élèves et ouverts à tous.

“Med projektarbejdsformen arbejder eleverne problemorienteret, dvs. de formulerer temaet sådan, at det er klart, at der er et samfundsmæssigt eller praktisk problem, der kræver en form for svar eller løsning, fx : Hvad kan det skyldes, at ungdomskulturen er så relativ ens over hele verden ? Eller : Hvordan kan man hindre fremmedhad i at udvikle sig ?”
“I projektarbejdsformen er der kun i begrænset grad tale om vidensformidling fra lærer til elever. Eleverne indsamler selv mange af oplysningerne og bearbejder og formidler dem selvstændigt. Og de arbejder med forskellige materialer, der ikke er tænkt som undervisningsmaterialer.” Faghæfte 18, 1995
“I "Je bouquine", nr. 154, december 1996, Bayard Presse, findes temasider om H.C. Andersen, hans forfatterskab og hans tid - samt eventyret "Kejserens nye klæder" -som tegneserie ! - Alle hans eventyr findes i fransk oversættelse. Her gengives en side fra bogen "Paris -Copenhague", hvor elever i et udvekslingsprojekt skriver om/digter "som om" bl.a. H.C. Andersen : I arbejdet med H. C. Andersens værker kan der også indgå en sammenligning med La Fontaine og hans fabler. Fx er der en klar lighed i moralen i “Konen med æggene” og “La Poule aux oeufs d’or” og “Det er ganske vist” og “Les femmes et le secrets”. Disse to fabler findes i : LA FONTAINE Le singe et le léopard, fra G.P. Rouge et Or, Paris 1982.

2. Critères pour la réussite du travail

a. Bien exploiter les trois années de français

Notre enseignement doit suivre une progression étalée sur les trois années ou quatre (10.kl)

Si les élèves sont habitués à participer à l’élaboration de plans pour une courte période, il est temps de changer pour prendre en considération la perspective de toute la période.Il est enrichissant pour les élèves de préparer des projets qui s’étalent sur des périodes longues pour qu’ils puissent approfondir leur compréhension de la culture française.

Le travail en miettes et les raccommodages ne peuvent en aucun cas former des jeunes capables de l’assimilation globale et la participation effective à la construction du monde.

b. La classe doit devenir un lieu de rencontre des cultures

“Eleverne bør have mulighed for at komme i kontakt med andre, hvor brugen af fransk er en reel nødvendighed, fx gennem skolekontakt, elektronisk post, studieture, udvekslingsrejser eller møde med udlændinge i og uden for skolen.”

En classe, les élèves vont pouvoir construire un espace de compréhension, mais aussi de rencontre des cultures. L’ensemble des élèves va devenir des membres actifs des différentes actions et organisations internationales qui tentent à repenser les relations entre les cultures. Il ne s’agit pas d’un travail momentané, qui une fois l’école fermée, est oublié, mais d’un travail formateur et responsable.

c. La culture dans toute sa signification

Ressentir en classe les différentes composantes qui font la différence entre les différentes cultures, à savoir le bien et le mal, le sacré et l’ordinaire, l’indispensable et le superflu, les temps importants et les temps ordinaires, ce qui se dit et ce qui ne se dit pas. Comprendre et combattre l’indifférence. Savoir dénouer la complexité et faciliter l’accès à la culture française.Enfin savoir diminuer les différences.

En travaillant, il faut sensibiliser les élèves aux erreurs que nous faisons en portant des jugements sur les apparences : voir l’adresse suivante qui présente des exercices adaptés à nos élèves :

http//www.CAM.ORG./(ceici/int/vivre/act2.htm

Parmi les activités, on propose l’exercice suivant : l’observation de deux boîtes, l’une est très bien enveloppée et contient une chose sans importance ou de peu de valeur, rien d’intéressant pour nos enfants. L’autre boîte est une vieille boîte, de mauvaise apparence, mais qui contient un objet de grande valeur pour l’enfant…On demande ensuite aux élèves quelle est leur boîte préférée. Aimeraient-ils savoir ce qu’il y a à l’intérieur de la première boîte ? De la deuxième boîte ? QUI DIT QUOI ? et POURQUOI ?

L’école continue malheureusement à reproduire des formes traditionnelles d’enseignement, sans prise de considération réelle des différents internationaux qui surgissent çà et là, à cause de l’intolérance de l’autre.Il est plus urgent que jamais que l’école prenne sa responsabilité en main et cesse d’accueillir des élèves qui savent bien qu’il ya dans l’autre bout du monde des enfants comme eux, qui sont en train de mourir à l’instant même à cause du nationalisme barbare et qui ne font rien pour arrêter cela. Les activités que nous accomplissons avec nos élèves sont des activités d’enfants, mais c’est par là que commence l’éducation interculturelle.

d. Installer en classe un système de travail

J’appelle système de travail « l’ensemble des méthodes et des procédés destinés à assurer » la continuité du travail interculturel et qui sera noté, suivi par les moyens que nous pouvons mettre en application pour pouvoir garder la vue d’ensemble et ne pas tomber dans l’oubli et l’émiettement. Le système va nous rappeler les objectifs, les plans et les différentes étapes de la réalisation.Les différents devoirs prévus pour chaque groupe seront notés par exemple sur des feuilles grand format -A3-, accrochés,complétés et corrigées.

Je rappelle une autre fois qu’au fur et à mesure que les élèves importent des productions lancées sur internet, ils les enregistrent sur CD-ROM construisant ainsi des documents pour l’avenir.

III- La prise de conscience de l’identité

La prise de conscience est surtout un processus implicite, non réfléchi. « Dans la confrontation avec l’autre, c’est une définition de soi qui se construit…Dans une fête à caractère internationale, on peut être ainsi convié à faire la preuve de son appartenance nationale » « Sur le pont d’Avignon », « A la claire fontaine », ont encore une longue vie devant eux grâce aux voyages en autocar des groupes internationaux » On peut penser à des textes danois dans la même perspective : “Man binder os på munde og hånd men man kan aldrig binde ånd”P.H.Il ne faut pas prendre ceci dans un esprit clos, mais avec grande ouverture qui prend en considération la présence parfois de plusieurs cultures en classe même.

Je propose pour cet objectif les mêmes exercices qui relèvent de l’esprit du travail par semaine d’approfondissement, fête de caractère international, Exposition, etc. Durant ces activités, l’élève se trouve dans l’obligation de représenter sa culture, ce qui l’oblige à rechercher les traits distinctifs de celle-ci. Dans plusieurs de nos classes — surtout dans les régions les plus habitées par les étrangers —, et où la culture francophone est représentée— , il est très facile de confronter les cultures dans ces activités.Dans les autres cas, la correspondance, les visites mutuelles peuvent faciliter la réflexion sur la culture maternelle. La comparaison entre la culture française et la culture danoise va permettre aux élèves de prendre conscience des différences, ce qui permettra la formation de la personne de l’élève surtout quand l’enseignant, par le biais des différentes activités créatrices mettra les sentiments et les sensations des élèves en jeu.


Exemples d’activités interculturelles

Autour du thème Racisme

- Activité 1 : Le racisme expliqué à ma fille

Objectif
- Prendre conscience du racisme
- Apprendre à agir contre le racisme
Niveau (9-10.kl.)

“Le texte a été pensé et écrit dans un souci pédagogique” , l’enseignant peut en tirer de courts extraits qu’il exploitera par exemple de la manière suivante : supposons comme point de départ la première réplique de l’auteur dans la page 7.

Esquisse de plan

a. Lecture du texte : “Le racisme” jusqu’à ”nôtres”(p.7).

b. Organiser un travail de groupes où les élèves vont devoir préparer des planches où seront collées des images et écrites des questions qu’ils exploiteront ensuite collectivement. Les élèves devront recueillir des informations du Web ( je suppose qu’il y sont habitués)

c. Aboutir à la discussion des questions suivantes

- En quoi consiste le racisme ?
- Est-ce que le racisme est un phénomène rependu au Danmark/en France ?
- Est-ce qu’il est commun à toutes les sociétés ?Donner des exemples,rappeler les acquisitions des autres matières.

La discussion de ces questions donnera l’occasion d’aboutir à de nouveaux concepts comme celui de différence, d’indifférence, de société multiraciale, etc.

d. Enquête auprès des étrangers francophones

“Le contact avec la culture étrangère n’implique pas systématiquement le voyage :on peut chercher à rencontrer la communauté francophone sur place. ”

Les élèves en sous-groupes peuvent préparer une enquête pendant laquelle il recueilleront des réponses précises :

- Est-ce qu’il ya du racisme au Danemark ?

  • Si oui ;
    - Pouvez-vous nous donner des exemples ?
  • Si non ;
    - Est-ce qu’il y avait du racisme au ( en …) (pays d’origine) ?

L’interview doit être enregistré , écouté en groupe et transcrit en classe de langue.
Les élèves peuvent l’intégrer (digitaliser) dans un projet multimédia plus vaste, y rajouter un support musical convenable choisi parmi les morceaux étudiés en classe de lecture ou parmi les productions des élèves eux-mêmes. Dans un monde qui privilégie l’image , redonnons au « sens oublié » — l’ouï — sa place dans l’enseignement.
On peut aussi inviter les francophones en classe.

Conclusion :
Grâce à l’activité, la répétition et les confrontations, les élèves auront rencontré différents concepts relatifs au thème du racisme, ce qui donnera l’occasion d’approfondir la recherche et d’atteindre les nuances.

- Activité 2 : « L’air que l’on respire »
Chanson,paroles et musique : Michel Jonasz
Thèmes :La tolérance et le racisme
Démarche pédagogique inspirée du livret pédagogique accompagnant “Génération Française 3”

Écoute de la chanson avec le texte
- lisez le texte.Quel est l’idée clé ?
- cherchez dans le texte : les vêtements, les couleurs, les différents types de personnes, les types de musique ?
- quels lieux géographiques sont représentés avec quels symboles ?

Discussions — En sous-groupes : À part l’air qu’ils respirent, que partagent tous les hommes ? et les femmes du monde ? (le soleil, la nuit, la planète, la vie…)
Mise en commun.

- Citez d’autres objets représentatifs pour les pays ou régions géographiques cités dans la chanson.

Lettre : écrivez une lettre à quelqu’un qui vit quelque part dans le monde pour lui dire ce que vous avez en commun avec lui.

( Pour la correspondance, consulter l’adresse suivante : http://www.imaginet.fr/momes/

L’adresse précédente donne accès à des informations supplémentaires qui présentent des textes et activités proposées par des Français.)

- Activité 3
Exemple : deux documents vidéo : (à la disposition de tous, gratuitement sur le Web)
" LES PROPOS ", " LE COMPLOT "

http://www.yahoo.fr/Sujets_de_societe/Problemes_et_debats_de_societe/Racisme_et_anti_racisme/ Notre but en faisant ce site est de :
savoir écouter
comprendre
démontrer
combattre

C’est pourquoi nous mettons à votre disposistion sur cette page, 2 documents vidéos de première importance.

Aboutissement d’ un gros travail de création de THOMAS, pour " Musique Rock LIVE Direct " en association avec ses amis de Fédé-Hiéro de Mulhouse , et ses copains de Vitrolles..., et qui nous autorise avec gentillesse à faire ces liens vers leur travail.
Nous les remercions au nom de tous ceux qui tireront de ce travail, les arguments nécessaires à la lutte contre les propos d’un leader néo-fasciste, pour lequel plus aucun doute ne peut subsister quant à ses réelles intentions
Les 2 vidéos sont issues de l’enregistrement du 282ème numéro de "Envoyé Spécial" (diffusé sur Antenne 2, après 6 mois d’ enquètes, et l’ analyse de plus de 10 ans de discours de JM LePen )

Autour du thème : Le commerce international

- Activité 4 : Influence française sur le marché danois

Objectif attirer l’attention des élèves sur les produits français sur le marché
Niveau(7.kl.)

Observation de la réalité

- Préparer une grille de repérage.
- Visite des supermarchés
- Remplir la grille

Analyse de la réalité

- Lecture et compréhension - comparaison des langues -
- Savais-tu qu’il y avait des produits français dans les supermarchés ?
- Crois-tu qu’il y a des produits danois en france ?

Transformation de la réalité

- Recueillir les impressions des élèves sur la réalité observée.
- Amener les élèves à penser sur l’avenir.
- Aurons nous besoin des produits français ?


Sources consultées

- Eleven som etnoggraf, Sprogforum,nr.4, 1996
- Enseigner les langues, méthodes et pratiques, Denis gérard , Bordas 1995
- Enseigner une culture étrangère , G.Zarate, Hachette 1986
- Faghæfte 18, Undervisningsministeriet 1995
- Génération Française 3 , CD + Livret pédagogique, Le Bureau Export de la musique, 1997 (en collaboration avec plusieurs organisme dont Le Ministère des Affaires Étrangères) Internet (adresses dans le texte ou sur les documents ci-joints)
- Kultur, kulturanalyse og kulturetik, Hans Gullestrup, Akademisk Forlag, 1993
- Le racisme expliqué à ma fille, Tahar Benjelloun , 1998
- Le Français langue étrangère, Louis Porcher Hachette,1995
- CD : Génération française 3 et livret pédagogique accompagnant 1997
- 12. LærIT, CDROM ,Undervisningsministeriet 1997 Lær IT
[10/1997] Undervisningsministeriets "Lær IT" projekt introducerer indholdet af den nye folkeskolelov for lærerne samt give dem ideer til, hvordan IT kan integreres i undervisningen. I løbet af perioden 1995-97 udkommer 3 cd-rom’er, og samtidig gøres indholdet tilgængeligt via Internettet. Denne 3. cd-rom distribueres i 80.000 eksemplarer til samtlige lærere i Danmark vha. UVM’s blad "Folkeskolen" Indholdet er produceret af faggrupper. Det samlede design og teknisk udvikling har UNI-C stået for.


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