Etrange et bouleversant, du grand art Le Nouvel économiste Une grande comédienne Elle Une rigueur et une sensibilité extrême, une belle réussite Le Monde Limpide et saisissant Le canard enchaîné Admirable Dernières Nouvelles d’Alsace Remarquable Le journal du Dimanche Un coup de poing pudique et passionnant Le Figaro Magazine Un film âpre, sobre, exigeant, au bressionnisme sensuel Les Inrockuptibles Un grand film Le Nouvel Observateur Juste et passionnant, une excellente surprise Le Point Impeccable, inclassable Première Fort, brutal, un vrai film d’auteur Ouest France Embarrassantes et captivantes Télérama Saisissant et troublant Marianne Ténébreux, tenace et impeccable CinéLive Un grand film saisissant et bouleversant Sud-Ouest Un tour de force Le Figaro Un très beau film La Tribune Du beau travail La Croix Fort, intense, douloureux, talentueux Le Télégramme Métallique France-Soir Dérangeant, passionnant Les Echos Une oeuvre d’art Le Nouvel Observateur

Exigeant et précis, un film rare La Provence Impressionnant Le Parisien Intense et rigoureux Le Dauphiné Libéré Sobre et incisif Officiel des spectacles Deux actrices d’une rare générosité Nice-Matin Une interprétation brillante Libération Implacable Zurban Une passion diabolique Version Femme Une oeuvre forte et dépouillé Télé Poche Vertigineux et formidablement interprété La Nouvelle République Magistral L’Express Deux actrices exceptionnelles, filmées dans un style épuré, avec une exemplaire dignité La Voix du Nord Une oeuvre radicale Marie-Claire Des actrices en état de grâce Studio Un récit enflammé par une subtile et puissante actrice Repérages Une actrice qui crève l’écran Le Courrier Picard Une mise en scène pleine de justesse, d’émotion et de pudeur L’Histoire Une épure tendue Charlie Hebdo Une confrontation corrosive Epok Quelle actrice ! Positif
Au hasard des lectures de magazine, il arrive qu’un article, un graphisme attire l’oeil. Le pédagogue qui sommeille en vous soudain se réveille. On pourrait en faire quelque chose, oui, mais quoi ?
La plupart du temps, le premier contact que l’on a avec une oeuvre cinématographique, c’est l’affiche du film. Comme la couverture d’un livre, elle donne des pistes de lecture.
Dans l’exemple ci- dessus, que voit-on ? Deux jeunes filles, vêtues de robes noires, avec un impeccable col blanc. Deux sages collégiennes ? Deux soubrettes sérieuses et zélées ?
La photo semble jaunie, elle n’est certainement pas d’aujourd’hui. Alors quelle histoire ont-elles à raconter ?
Peut-être que le titre pourrait nous donner un indice…
Deux mots : blessures, assassines. Une blessure peut-être mortelle, mais assassine ? Un traumatisme ancien pourrait-il pousser au meurtre ?
C’est à ce jeu de devinettes que l’on peut se livrer avec les apprenant, en les amenant à interroger les couleurs, les formes, les objets et les mots. Il n’est pas toujours nécessaire de voir un film pour en connaître le contenu, comme souvent la quatrième de couverture suffit à se faire une idée du livre qu’on a entre les mains, et qui présente les critiques (élogieuses) qui en ont été faites. C’est en quelque sorte le cas dans notre exemple qui offre plusieurs exploitations possibles
La première relève d’un exercice d’enrichissement de vocabulaire, avec un va et vient entre le verbe, le substantif et l’adjectif : bouleverser, bouleversé / bouleversant, un bouleversement — passionner, passionné, passionnant, une passion…
La seconde consiste à relever les termes qui ne font pas partie du vocabulaire qu’un apprenant en FLE utiliserait a priori pour parler d’un film : un coup de poing, une épure, une exemplaire dignité, limpide, douloureux, radicale… d’en chercher la signification et de leur trouver des exemples dans la cinémathèque- vidéothèque du public.
La troisième et qui n’est certainement pas la dernière est d’associer les substantifs du corpus à d’autres adjectifs du même corpus : une mise en scène pleine de rigueur et de sensibilité…
On trouve assez facilement de telles affiches et de tels corpus sur des sites francophones consacrés au cinéma, les blogs de cinéphiles ou dans des revues spécialisées, elles aussi souvent en ligne.
Ces exercices permettront de préparer l’écriture d’une critique, positive ou négative d’un film que l’on considèrera comme un chef d’oeuvre ou un navet.
(Article paru également dans l’Apascope n° 43, journal de l’association des professeurs de français en Autriche)
