Les huit composantes de l’intelligence émotionnelle sont : l’autorégulation et l’assertivité ; la conscience de soi émotionnelle ; la motivation intrinsèque ; l’estime de soi et la confiance en soi ; l’empathie ; l’expression émotionnelle ; la résolution de conflits ; les compétences sociales [1]
L’autorégulation signifie la capacité de contrôler ses états émotionnels. L’autorégulation est au sujet de sensations directrices afin que vous vous comportiez dans une manière qui est appropriée pour les circonstances. […] Il y a des gens qui sont capables de rebondir rapidement de quel que soient les obstacles rencontrés. Les sportifs de performance disent souvent : « Il s’est passé. Il n’y a rien que je peux faire à ce sujet. Continuons. » [2] L’autorégulation, c’est établir une balance. Il y en a cinq aspects extrêmement importants : différer le jugement – réprimer ses impulsions ; garer le problème – se détacher ; s’exprimer avec assertivité ; être flexible – aller avec le courant – ne pas forcer les choses ; contrôler sa communication non verbale. [3] On se comporte avec assertivité quand on exprime ses pensées, sensations et croyances dans chemins directs, honnêtes qui ne violent pas l’intégrité d’une autre personne. L’assertivité implique le respect pour ses propres besoins et sensations et pour les autres gens. [4] Le langage du corps apporte beaucoup d’informations sur l’état de nos émotions, il faut, donc, contrôler ses émotions négatives (l’anxiété, l’angoisse, la peur, la timidité, la gêne, la honte, le trac).
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Respectez-vous ; soyez positif ; soyez vrai à vous ; donnez un reste à logique et rationalité ; écoutez les autres ; comprenez votre impact sur les autres. [5] Se respecter signifie reconnaître et respecter vos propres sensations intérieures et dans ainsi faisant prendre soin de vous. […] C’est important d’obtenir le droit de la balance entre célébrer votre propre humanité en acceptant vos sensations intérieures et celles d’autres gens. [6] Être positif signifie considérer que le verre est à moitié plein et qu’il y a bien des possibilités, il faut juste les attraper. Donner un reste à logique et rationalité, c’est laisser la créativité innée se développer. Être vrai à soi signifie rester fidèle à ses croyances et goûts, chose assez difficile pour les adolescents, car la règle est : « T’es pas comme moi, t’es pas mon ami ! ».
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Généralement, la motivation est associée avec la confiance en soi, la volonté, la détermination, la persistance, l’application et l’optimisme.
Selon Joseph Nuttin, la motivation prend naissance lorsque l’individu est en situation de tension. Il perçoit la situation actuelle comme non satisfaisante et peut imaginer une situation future dans laquelle la situation serait devenue satisfaisante. [7] Par exemple, si un élève n’aime pas sa prononciation, il fera des efforts pour l’améliorer, mais s’il le fait de peur de voir ses notes baisser, il est gouverné par la motivation extrinsèque (provoquée par une force extérieure à l’apprenant [8]). Si un élève accomplit une tâche parce que c’est une source de plaisir, il est gouverné par la motivation intrinsèque (l’individu se fixe ses propres objectifs, construit des attentes, et le renforcement est obtenu par l’atteinte des objectifs qu’il s’est lui-même fixés [9]).
La motivation a un aspect émotionnel et l’inconscient joue un rôle prédominant : il est sensible à l’aspect non verbal de la communication (postures, ton de la voix). Selon Robert Dilts (inspiré des travaux de Gregory Bateson), les sentiments qui motivent sont pour la plupart d’entre nous : la fierté, le défi, l’importance, le pouvoir, la découverte, l’appartenance à une équipe forte. [10]
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Un être humain a de l’estime de soi et de la confiance en soi lorsqu’il se dit : « Je suis intelligent(e), charmant(e), unique ! L’impossible, ça n’existe pas pour moi ! ». La société actuelle est cruelle avec les adolescents parce qu’elle suit les diktats des médias. Ainsi l’image corporelle négative, les vêtements, le manque d’argent, la honte et la gêne sont-ils de vrais obstacles pour que les adolescents s’aiment juste pour eux-mêmes. D’où le manque de concentration pendant les classes et la baisse de l’intérêt pour les contenus des cours, les élèves se trouvant sous l’emprise des émotions négatives.
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L’empathie est la compréhension intuitive d’autrui par la communication affective, permettant de partager les sentiments de son interlocuteur. [11] Plus simple, on se met mentalement à la place d’autrui. Cette capacité est enracinée dans les propriétés physiologiques du système nerveux qui nous permettent d’entrer en résonance avec nos semblables. Le cerveau construit des représentations du monde social, fondées sur les régularités des échanges qui se sont déroulés au cours de l’évolution et sur les interactions que l’individu initie ou auxquelles il réagit dès sa naissance. [12] Donc, l’empathie est une composante fondamentale du cerveau humain qui s’exerce tout le temps dans la vie quotidienne : avec les parents, les amis, les camarades de classe, les voisins, les gens rencontrés dans la rue et, plus tard, les collègues de travail.
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Exprimer ses émotions signifie se connaître et vouloir partager ce que l’on éprouve aux autres. C’est ainsi que ceux qui nous entourent parviennent à nous connaître et à nous apprécier. Évidemment, il faut partager seulement les émotions positives : le plaisir, la joie, le bonheur, la fierté, la découverte, la surprise, l’enchantement.
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La vie quotidienne à l’ère de la vitesse et de la réalité virtuelle ainsi que les malentendus peuvent mener à des situations conflictuelles. Dans les quartiers mal famés, au collège ou au lycée, les grands s’amusent en se moquant des plus jeunes (ils leur demandent leur argent de poche, leur portable et ridiculisent leurs vêtements, apparence physique, ethnie). C’est pourquoi il est important de savoir comment résoudre ces conflits : décrypter les traits de caractère de la personne pour agir en conséquence et éviter ou résoudre un conflit.
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Ce sont nos compétences sociales qui nous poussent à initier et soutenir des rapports personnels, être acceptés et intégrés dans un groupe. [13] Alfred Adler parle d’un sens social qui désigne un besoin inhérent à chaque être humain de se lier aux autres, de s’identifier, de reconnaître les autres et de se reconnaître en eux. […] C’est une faculté biologique autant que psychologique, et qui, de la même façon que le langage, doit être éveillée, développée et travaillée. [14]
Chaque étape de notre vie est vécue dans un certain milieu : la crèche, la maternelle, l’école primaire, le collège, le lycée, la faculté et le lieu de travail. Ainsi faut-il interagir avec les autres pour s’intégrer au sein de la société. Le collégien/le lycéen a besoin de l’attention des autres et de se sentir aimé par les autres et le collège/le lycée devient un deuxième chez soi : on voit ceux que l’on aime, on se raconte tous les trucs, on bavarde et tout va bien. Mais que faire pour attirer l’attention et l’appréciation des autres ? S’intéresser à leur personne (préférences, problèmes), offrir un conseil, trouver une solution. Ce sont des aspects extrêmement importants que les employeurs savent et demandent : De plus en plus, ils cherchent des gens qui ne possèdent pas seulement la compétence technique dont on a besoin pour accomplir des tâches dans le lieu de travail, mais aussi « gens » ou compétences « douces ». Quelles sont ces compétences ? Ce sont la capacité de communiquer et la capacité de travailler efficacement et en harmonie avec les autres. [15]
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Dolto, Françoise ; Dolto-Tolitch, Catherine et Percheminier, Colette – Paroles pour adolescents ou le complexe du homard, Hatier, Paris 1989
Goleman, Daniel – L’intelligence émotionnelle, Éditions Robert Laffont, Paris, 1997
Julien, Patrice – Activités ludique, CLÉ International, Paris, 1991
Lolie, Milan Presse (articles, psycho tests)
Okapi, Bayard Presse (enquêtes, articles, psycho tests)
Phosphore, Bayard Presse (enquêtes, articles, psycho tests)
Raynal, Françoise et Rieunier, Alain – Pédagogie – dictionnaire des concepts clés – apprentissages, formation, psychologie cognitive, ESF éditeur, Paris, 1997
Sillamy, Norbert – Dictionnaire de psychologie, Bordas, Paris, 1982
Wood, Robert et Tolley, Harry – Test Your Emotional Intelligence, Kogan Page Limited 2003, Great Britain
[1] Wood, p. 3 et http://fr.phosphore.centraltest.com/esptest/@test/part_info.php ?INFO=648 !incQE1
[2] Wood, p. 29
[3] Wood, p. 32
[4] Wood, p. 36
[5] Wood, p. 50
[6] Wood, p. 51
[7] Nuttin, Joseph – Théorie de la motivation humaine, PUF, 1984 in Raynal, p. 238
[8] Raynal, p. 239
[9] Raynal, p. 239
[10] http://www.dicopsy.com/motivation.htm
[11] http://www.dicopsy.com/empathie.htm
[12] Decety, Jean – L’empathie, une spécificité humaine ? sur http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3328,36-331910,0.htm
[13] Wood, p. 110
[14] http://www.psychologies.com/cfml/dicopsy/c_dicopsy.cfm ?id=179
[15] Wood, pp. 110, 111


Bonjour !
J’ai lu votre article et j’ai été passionnée. Ça fait longtemps que je cherche une formation dans le domaine de la PNL ou la suggestopédie appliquée à l’enseignement du FLE. Je suis enseignante de français en Espagne. Pourriez vous m’indiquer où est-ce que je peux faire un stage de ce type cet été.
Cordialrement !
Gloria Correa yoyacofe@hotmail.com
Bonjour, Je me permets de vous répondre car je pense que vous trouverez ce que vous cherchez (au moins en partie) dans les formations à la Communication NonViolente (concept développé par Marshall Rosenberg, voir le lien joint). Ce n’est pas destiné spécifiquement aux ados, mais c’est un nouveau langage universel qu’on apprend en stages et qui peut servir avec tout le monde, à commencer par soi-même. Comme l’auteure de l’article, je pense que le langage véhicule énormément de choses et qu’on peut profiter de la situation d’apprentissage d’une nouvelle langue (FLE en l’occurence) pour prendre conscience de ses croyances, modes de fonctionnements psychiques pour ensuite entamer le travail de transformation du langage et de rééducation du mental. Certains façons de parler peuvent être assimilés à des poisons qui tuent, d’autres à des baumes qui soignent. Alors, savoir détecter et transformer des mots porteurs de jugement (sur les autres et soi-même), des paroles qui maintiennent un climat intérieur morose, peut s’avérer très utile. Pour l’étape de transformation, on peut s’inspirer de façons favorables de penser et de voir les choses, et là, de belles lectures ne manquent pas (on peut citer les livres très accessibles et très imagés de Thich Nhat Hanh, par exemple). Ce domaine se situe au carrefour entre de nombreuses disciplines : psychologie, pédagogie, linguistique, éthique, rhétorique... Je m’y intéresse de près car la Vie m’a confié un projet allant dans ce sens et ayant pour but la création d’une nouvelle méthode FLE s’appuyant sur des valeurs universelles d’ouverture, fraternité et non-violence. Pour l’instant, c’en est au tout début, mais les idées fusent, je prends beaucoup de notes et j’ai plein de pistes à explorer. Alors, si le sujet vous intéresse, on pourrait échanger nos idées et expériences.
En tout cas, bonne continuation !
Merci de m’avoir donné cette bonne nouvelle. J’ai hâte d’avoir votre livre en main . Merci de bien vouloir m’envoyer des renseignements , stages etc concernant l’enseignement fle à travers cette nouvelle conscience !!!
Très cordialement,
Gloria Correa
mail : yoyacofe@hotmail.com