Les logiciels de présentation assistée par ordinateur (PréAO) permettent de créer des visuels et des diaporamas, éventuellement animés, souvent destinés à être présentés devant une assemblée.
Ces logiciels sont faciles d’emploi pour organiser un cours autour d’animations multimédias et qui permet de réaliser facilement des diaporamas statiques ou dynamiques pour une projection en classe, à l’aide d’un ordinateur couplé à une TV, un rétro-projecteur ou un vidéo-projecteur. On peut aussi composer des séquences pour une utilisation par les élèves en salle réseau.
Le logiciel de PréAO le plus connu est sans conteste Microsoft Powerpoint qui fait partie du pack d’Office, mais son équivalent libre et open source Openoffice.org Présentation comprend exactement les même fonctionnalités. Nous vous engageons donc à le découvrir ! Ces logiciels sont d’usage assez intuitif, on peut y insérer des images, des sons, des vidéos, créer des animations sonorisées ou non. Il s’agit de créer une diapositive ou une séquence de diapositives, pour une animation plus ou moins longue, descriptive ou participative (dans le cadre d’un cours dialogué, avec affichage immédiat des bonnes réponses).
Les logiciels de présentation sont très utilisés dans les colloques et conférences, ils permettent aux conférenciers de projeter sur grand écran le plan de leur intervention, ce qui en simplifie la compréhension et la lisibilité pour les auditeurs. De plus en plus de formateurs utilisent désormais des présentations pour leurs cours.
En milieu universitaire, ce type d’usage simplifie la prise de notes pour les élèves et étudiants, le professeur ayant simplement à développer les divers points qui s’affichent à l’écran, avec éventuellement des animations pour faire transition entre les diverses parties ou sous parties de son cours. Il est possible d’insérer des schémas, images, diagrammes, etc.
La présentation assistée par ordinateur permet de présenter, en classe ou en amphi, des points de cours ou des activités. Il est de plus possible de distribuer aux auditeurs une sortie papier de toutes les diapositives de la présentation. Ainsi chacun peut prendre des notes, diapositive par diapositive, de ce qui en a été dit et des questions qui lui viennent à l’esprit. S’il est vrai que la conception de ses premières diapositives peut s’avérer coûteuse en temps, les avantages qu’en tirent à la fois l’enseignant et les étudiants sont énormes. Et au fur et à mesure de ses réalisations, l’enseignant peut utiliser un modèle de conception et réaliser de nouvelles présentations de plus en plus rapidement.
Du côté de l’enseignant :
Le professeur qui se sert adéquatement d’un logiciel de présentation pour dispenser son cours sera perçu par ses étudiants comme un enseignant bien organisé, qui sait notamment les aider à prendre des notes et à étudier.
On constate généralement une diminution des comportements dérangeants lorsque le formateur utilise ce type d’outil.
Cela permet de mieux gérer de grands effectifs : l’enseignant n’a pas à photocopier ses exercices de compréhension par exemple.
Cela stimule l’interactivité des étudiants.
Petit à petit, l’enseignant peut intégrer de nouvelles diapositives, actualiser les contenus de ses présentations, avec très peu d’effort et de temps.
Du côté de l’apprenant :
Le cours apparaît plus intéressant et motivant.
La prise de notes est facilitée : les points les plus importants sont ceux figurant sur le diaporama.
L’utilisation d’images au moyen d’un logiciel de présentation aide les étudiants à mieux comprendre le matériel qui leur est présenté : des études montrent que la rétention de la matière augmente lorsque des outils de présentation sont utilisés dans de larges groupes d’étudiants à l’université.
En bref :
Pourquoi accompagner le discours d’un visuel ?
Ce n’est pas seulement pour :
Se rassurer
Faire beau
Etre à la mode
C’est plutôt pour :
Personnaliser son discours
Imposer des mots-clés
Dynamiser le message
Maintenir l’attention
Valoriser une idée
Synthétiser
Rappelons-nous que : Entre ce que l’orateur souhaite dire, sais dire, pense à dire, peux dire et dit… et ce que l’auditeur a entendu, a écouté, a compris… 30% du contenu initial est retenu dans le meilleur des cas !
SELECTION DES INFORMATIONS
Les informations à présenter seront plus vues que lues, donc composées de phrases courtes. Pendant que votre auditoire lira le contenu des diapositives, il n’aura q’une oreille distraite pour vous écouter. Faits marquants et conclusions partielles jalonnent la présentation.
Utiliser un vocabulaire précis et concis. Chasser les verbes pauvres : faire, avoir, aller, mettre, etc. Eviter les expressions du type de « il y a ».
Préférer des mots courts (au-delà de 4 syllabes danger !).
Bannir le passif, la forme négative.
Présenter les informations pour qu’elles soient enchaînées de façon logique.
ORGANISATION DES ELEMENTS
Eviter des dépasser la présentation de 6 « points » différents par diapositive.
Eviter de dépasser 6 mots par ligne.
Préférer la présentation alignée à gauche à une présentation justifiée ou centrée qui ne propose aucun repère fixe pour l’œil.
Créer des espacements entre les « points » de l’ordre de 50 % de la hauteur des caractères
(exemple : texte en taille 48 points = espacements d’au moins 24 points).
Donner de l’impact aux items avec des puces.
Eviter si possible d’avoir plus de 6 lignes dans un visuel (si une idée nécessite d’être délitée en un trop grand nombre d’items, rechercher l’existence de deux sous-ensembles).
Les textes disposés verticalement seront plutôt obtenus par une rotation gauche de 90°.
Disposition des images : Une image verticale donne une idée de dynamisme, de mobilité ; une image carrée impose la neutralité ; une image horizontale implique le statisme, l’immobilisme ; une image vue de face informe, renseigne ; une image en contre-plongée domine le lecteur et avertit ; une image en plongée donne une impression de possession et incite à acquérir.
POLICE ET TAILLE DE CARACTERES
Groupe de plus de 200 étudiants : titre en 42 points et texte en 36 points.
De 50 à 200 étudiants : titre en 36 points et texte en 28 points.
Moins de 50 étudiants : titre en 32 points et texte en 24 points.
Utiliser des polices sans empattement (sans « serif »), c’est-à-dire sans trait horizontal au haut et au bas du jambage d’une lettre. Par exemple, la police de caractères Arial.
Se limiter à un maximum de deux types de polices de caractères par présentation (une pour les titres, l’autre pour le texte).
Éviter les termes en italique pour augmen¬ter la lisibilité du texte.
Utiliser une combinaison de lettres majus¬cules pour les titres et minuscules pour le texte principal.
Accentuer les capitales (DES CONGRES sont des poissons, des CONGRÉS c’est tout de même autre chose !).
Éviter, peu importe le fond, les caractères de couleur bleue (la rétine est moins sen¬sible à cette couleur), rouge et violette.
ANIMATIONS ET TRANSITIONS
Insérer, si nécessaire, des effets (anima¬tions, transitions, etc.) appropriés.
Éviter les transitions ou animations qui sont longues à apparaître et qui rompent le rythme.
Choisir le même effet de transition entre les diapositives.
Éviter, à moins que cela ne soit nécessaire, les effets aléatoires qui peuvent surpren¬dre l’auditoire.
COULEURS DE FOND
Pour éviter de très gros impairs, utiliser les modèles de conception déjà construits dans le logiciel où l’agence¬ment des couleurs est bien équilibré.
De trop nombreuses couleurs s’annulent les unes les autres.
Mettre à profit les effets dits psychologi¬ques des couleurs :
• Les couleurs chaudes telles que le rouge, le jaune et l’orangé font paraître les ob¬jets plus gros, ce qui est utile lorsque la perception de la taille est importante.
• Les couleurs claires sont perçues com¬me énergisantes et utiles pour mettre des données en évidence.
• Le blanc est plus vivant que le noir.
• Les couleurs projetées sur grand écran deviennent plus foncées que sur un moniteur.
Éviter les fonds avec des teintes de rouge, de jaune et leurs dérivés (vert, orange).
Utiliser des couleurs qui contrastent bien entre le fond et le texte. On préférera un fond foncé et une écriture claire.
Sur le plan des fonds et des polices de caractères, ne jamais combiner le jaune avec le violet, le rouge avec le bleu, le jaune avec le vert.
AU NIVEAU DE LA CONCEPTION DES PRESENTATIONS
Afin de favoriser l’attention de l’auditoire et de faciliter la mémorisation des idées présentées (c’est bien le but ultime n’est ce pas ?), il est conseillé de :
Créer une première diapositive qui contient un plan de la présentation.
Sur chaque diapositive, reprendre le titre de la partie à laquelle elle appartient.
Lorsque cela est possible, faire appel aux principes de mnémotechnie.
Présenter une seule idée par diapositive.
Présenter les idées de façon concise.
Utiliser les images, les sons et vidéos pour stimuler l’attention et l’intérêt.
Varier les images présentées.
Utiliser des effets sonores uniquement lorsqu’ils bonifient l’information présentée.
Il peut être nécessaire d’insérer des commentaires qui pourront être imprimés en marge de chaque diapositive sur un support papier pour guider le présentateur.
AU NIVEAU DES REGLAGES DE L’ORDINATEUR
Le mode veille du micro-ordinateur est désactivé
L’écran de veille du micro-ordinateur est désactivé
Vérifier qu’aucune autre application n’est ouverte dans la barre des tâches (objectif : rendre un maximum de mémoire disponible pour la présentation et éviter l’écran bleu)
Si vous n’en avez pas besoin, éteindre le haut-parleur du micro-ordinateur (inutile de souligner par un signal sonore une fausse manœuvre pendant la présentation).
Le diaporama est calé sur la première diapositive
AU NIVEAU DE L’UTILISATION EN COURS
Le risque d’être statique, assis, rivé derrière sa souris est ici plus grand qu’avec des transparents en acétate de cellulose. Pour éviter le cours magistral et favoriser l’interactivité, il est conseillé de :
Ne pas choisir le défilement automatique mais le défilement manuel qui est plus souple et permet au présentateur d’être plus attentif à la qualité d’écoute de l’assistance et de mieux ajuster la forme et les contenus de son intervention au contexte immédiat.
Maintenir un contact visuel avec l’auditoire.
Ne pas lire de façon mécanique le texte affiché à l’écran. Ne pas limiter la présentation au seul texte affiché à l’écran.
Consacrer un temps raisonnable à chaque diapositive (une à trois diapositives par minute).
Ne pas oublier de conclure sur un point fort, une ouverture, une réflexion philosophique, un propos qui encadre votre sujet. Ce n’est pas le diaporama qui s’arrête, c’est le présentateur qui conclut, prend congé et remercie.
Pour éviter le cours magistral et ne pas faire ce que je pourrais faire avec un manuel, privilégiez :
la recherche de documents qu’on ne trouve pas dans des manuels ;
l’animation de dessins, de cartes ou la création de schémas ;
le diaporama interactif à base de questions - réponses (le diaporama peut fonctionner de manière autonome et programmée, ou clic après clic ce qui permet d’en garder la maîtrise). Les étudiants apprécient ce type de cours : l’attrait de la nouveauté et de l’informatique, les bruitages et les animations qui maintiennent l’attention. Clic par clic, on peut suivre leur rythme.
Dans tous les cas :
Utiliser les logiciels de présentation pour présenter autrement que de façon magistrale !!!!
Mettre l’accent sur le contenu et non sur les aspects graphiques !!!!
SOURCES
*** Villeneuve, S. (2004). Les logiciels de présentation en pédagogie - Efficacité de l’utilisation des logiciels de présentation en pédagogie universitaire.
archive-edutice.ccsd.cnrs.fr/docs/00/02/78/27/PDF/ritpu0101_villeneuve.pdf
*** Potin, Y. Usages pédagogiques d’un logiciel de présentation.
http://logiciels-libres-cndp.ac-versailles.fr/article.php3 ?id_article=37
*** Bresson, J. PREAO et PowerPoint - IUFM de Reims -
www.reims.iufm.fr/ressources_pedagogiques/produits/docppt.pdf

