Appel à communication

Colloque International Spécificités et diversité des interactions didactiques : disciplines, finalités, contextes
mardi 8 septembre 2009 , par dufour sophie
 

24-26 juin 2010

Université Lumière Lyon 2, UMR ICAR avec la collaboration de l’ENS-LSH, l’INRP et l’EA DILTEC (Université Paris III)


Si pour les didactiques, la relation entre processus et constituants de l’interaction est unanimement prise en compte, ses modes d’appréhension diffèrent.

Le colloque a donc pour ambition d’ :
- interroger sur le plan épistémologique et théorique les articulations entre analyse des interactions (notamment du point de vue des sciences du langage) et didactique des disciplines ;
- identifier les convergences et les divergences entre les différentes didactiques (sciences, langues...) dans l’approche des interactions ;
- informer la communauté éducative sur les recherches les plus récentes dans le domaine des interactions de type didactique ou pédagogique ;
- intensifier le tissage de réseaux de chercheurs et identifier de nouvelles perspectives de recherche sur cette problématique.

Présentation

Les contextes de transmission de savoirs se diversifient et se complexifient pour plusieurs raisons : des besoins incessants de formation dans une société fondée sur l’économie de la connaissance ; des politiques publiques parfois contradictoires visant une certaine libéralisation du secteur éducatif et prescrivant dans le même temps toujours plus l’action éducative ; une hétérogénéité linguistique, culturelle et sociale des publics apprenants ; un usage toujours renouvelé des technologies numériques, etc. De même, cette hétérogénéité et cette complexité sociales s’inscrivent dans des logiques et des finalités d’action individuelles et collectives plurielles (Lahire, 2001, Morin 1999).

Toutes ces raisons amènent les chercheurs en éducation, et plus particulièrement les didacticiens, à interroger en permanence la manière d’appréhender les contextes didactiques et leurs effets sur les apprentissages ; les modes d’interaction entre les participants ou acteurs de ces contextes constituent une de ces manières.

En suivant Goffman, (1973, 23) on peut différencier l’interaction d’une interaction. Goffman définit la première comme « l’influence réciproque que les participants exercent sur leurs actions respectives » et la seconde comme « l’ensemble de [celle-ci] qui se produit en une occasion quelconque quand les membres d’un ensemble donné se trouvent en présence continue les uns des autres ». Cette conception à double face, nous situe dans le champ de l’interactionnisme et plus particulièrement dans celui de la micro-sociologie. Cette définition conserve son actualité parce qu’elle met l’accent à la fois sur les processus de coordination et d’ajustement conjoint autour d’un objet commun (par exemple des savoirs ou savoir-faire) et sur leur inscription dans un temps et un espace donné mais pas forcément très délimité. Et les contextes didactiques déterminent bien une interaction (dans le sens de Goffman) ou un événement communicatif, plus ou moins discursif ou langagier (Kerbrat-Orecchioni, 2005), plus ou moins institutionnalisé, où s’observe de l’interaction. C’est cette relation dialectique entre processus et constituants contextuels de l’interaction didactique que nous souhaitons privilégier pour ce colloque. Parmi ces déterminants, on peut sélectionner la discipline ou l’objet de savoir (langue étrangère ou première, science de la vie et de la terre...), les finalités assignées par une institution ou que les acteurs s’assignent, le nombre de participants, les ressources sémiotiques utilisées, la relation interpersonnelle entre les acteurs...

Nous souhaitons également saisir l’occasion de ce colloque pour interroger une seconde articulation : le rapport entre le constituant didactique et le constituant pédagogique, deux faces mutuellement constitutives de l’interaction en contexte éducatif.

Soumission, organisation et calendrier

Le colloque se déroulera du 24 au 26 juin 2010 à l’ENS-LSH et à l’INRP. Il sera organisé en ateliers thématiques et sera ponctué de conférences plénières.

Langues de travail : français ou anglais (proposition et communication).

Les propositions de communication devront obligatoirement porter sur un corpus de données empiriques et s’appuyer sur une bibliographie soigneusement sélectionnée.

Les propositions de communications seront composées comme suit :

- l’axe dans lequel s’insère la soumission
- le titre en français et en anglais
- le nom, le prénom, l’appartenance institutionnelle (université et équipe de recherche) et les coordonnées (adresse postale, adresse électronique, téléphone) de chaque auteur.
- le résumé de 3000 signes (titre, mots-clés, espaces, références bibliographiques essentielles compris), accompagné de 5 mots-clés et de 5 références bibliographiques au maximum.

Elles seront envoyées au plus tard le 01 octobre 2009 à colloqueinteractionsdidactiques@ens-lsh.fr

Le fichier envoyé devra être nommé selon le modèle « Proposition-Nom-Prénom »

Les propositions seront anonymisées, puis feront l’objet d’une double expertise. Les décisions des comités scientifique et organisateur seront diffusées dans le courant du mois de décembre 2009.
Ensuite, les textes des communications retenues devront être envoyés au plus tard le 1er avril pour une expertise par le comité scientifique qui fera d’éventuelles demandes de transformation début mai. Les textes définitifs devront être renvoyés pour le 05 juin 2010.

Un CD-Rom regroupant les textes des communications sera distribué aux communicants lors du colloque.
La publication d’un ouvrage regroupant une sélection de communications retravaillées est par ailleurs prévue.

Informations pratiques

Responsable : Véronique Rivière
colloqueinteractionsdidactiques[@]ens-lsh.fr

Partenaires : Université Lumière Lyon 2, UMR ICAR avec la collaboration de l’ENS-LSH, l’INRP et l’EA DILTEC (Université Paris III)


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