« L’accueil des étudiants étrangers dans les universités francophones : sélection, formation et évaluation »

vendredi 5 mai 2006.

L’Université d’Artois et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris organisent une journée d’étude et de réflexion, le 1er juin 2006 à l’université d’Artois à Arras, bâtiment du Dôme, sur le thème :

« L’accueil des étudiants étrangers dans les universités francophones : sélection, formation et évaluation »

Problématique générale

L’accueil d’étudiants étrangers dans les universités francophones constitue depuis plusieurs années un enjeu essentiel des politiques d’ouverture internationale de l’enseignement supérieur comme en témoignent, par exemple en France, la création de l’agence EDUFRANCE chargée de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, de celle d’EGIDE consacrée à la gestion des programmes de mobilité internationale ou encore plus récemment, des Centres pour les Etudes en France (CEF) qui proposent désormais une procédure commune et rationalisée de sélection des étudiants étrangers.

Ces politiques qui peuvent se décliner de manière différente dans chaque pays et qui visent à développer l’attrait à l’étranger des universités francophones, ont fait progresser les inscriptions d’étudiants, mais elles suscitent de nombreuses interrogations relatives aux conditions de cet accueil. Ces interrogations portent à la fois sur le niveau de maîtrise de la langue à l’entrée, les modalités de soutien, linguistique ou non, les conditions générales d’accès, la valorisation des titres obtenus…

Si les accords de Bologne permettent de progressivement lever au sein de l’Union européenne les obstacles à la mobilité étudiante que constituent les différences de parcours universitaires et les équivalences de diplômes, d’autres contraintes se sont manifestées avec l’augmentation du nombre d’étudiants étrangers.

Il apparaît ainsi, plus fortement encore, que la maîtrise de la langue constitue un frein à l’accueil des étudiants étrangers, comme le souligne le dossier paru dans la lettre d’EGIDE n° 38, qui fait largement référence au rapport sur l’enseignement supérieur français du député Michel Herbillon.

Faut-il multiplier les cursus en anglais comme le préconise ce rapport ? Ou encore consacrer plus de temps et d’énergie à la formation en français – avant l’accès, mais aussi pendant les études - et donc aussi à la sélection des étudiants avant leur admission dans les universités ? Mais quels contenus de formation faut-il prévoir compte tenu des contraintes liées à la procédure de sélection des étudiants ? Faut-il privilégier par ailleurs des formations dans le pays d’origine ou dans le pays d’accueil ?

De nombreuses universités francophones ont aussi mis en place des dispositifs d’accueil et/ou d’accompagnement des étudiants étrangers afin d’optimiser leurs études.

La réussite de ces étudiants et l’efficacité de l’investissement réalisé par les universités et les ministères concernés dépendent, dans une large mesure, de la prise en compte des besoins de ce public aussi bien sur les plans linguistique et communicatif que culturel.

Cette journée d’étude a pour objectif principal de conduire une réflexion sur les conditions de réussite des études supérieures menées par les étudiants en essayant de :

- clarifier les positions officielles en matière de politique d’accueil des étudiants étrangers, francophones et non francophones,
- fournir des pistes d’analyse des besoins des étudiants accueillis par les universités francophones,
- mettre en perspective les procédures de sélection des étudiants et les exigences des cursus universitaires,
- identifier les contenus de formation avant et pendant les études supérieures et de comparer différents dispositifs d’accueil et d’accompagnement mises en place par les universités.

Différentes questions seront ainsi abordées dans les ateliers et tables rondes proposés :

- Si les objectifs politiques ont été en partie atteints sur un plan quantitatif, que dire du profil des étudiants et du suivi de leur carrière à l’issue de leurs études ? Quels résultats et taux de réussite ?
- Ces constats sont-ils comparables dans les différents pays francophones (France, Belgique, Suisse, Luxembourg, Canada…) ?
- Quel niveau linguistique nécessaire et quelles compétences communicatives, pragmatiques, disciplinaires pour la réussite de ces étudiants ?
- Comment prendre en considération les composantes culturelles diverses et ces différents publics, notamment au sein des formations ou des dispositifs d’accompagnement mis en place ?
- Comment intégrer aux formations proposées, les spécificités de chacun des systèmes universitaires francophones ainsi que les exigences des différentes filières et disciplines ?
- Quels contenus de formation linguistique prévoir avant ou/et pendant les études universitaires ? Un français général, un français « académique » ou « langue d’enseignement », un français sur objectifs spécifiques ?
- Quels outils et ressources pédagogiques ?

Comité Scientifique

Marc DEMEUSE, Université de Mons Hainaut _ Jan GOES, Université d’Artois
Marielle MARECHAL, Université de Liège
Marie-José BARBOT, Université de Lille 3
Jean-Richard CYTERMANN, IGAENR
Julien KILANGA MUSINDE, OIF
Laura ABOU HAIDAR, Université de Saint Etienne
M.-Christine FOUGEROUSE, Université de Saint Etienne
Dominique LAFONTAINE, Université de Liège
Christian MONSEUR, Université de Liège
Alain COMBET, Alliance Française de Paris

Comité d’organisation

Jan GOES, Université d’Artois _ Jean-Marc VERCRUYSSE, Université d’Artois
Georgeta BREABAN, Université d’Artois
Yannis KARAMANOS, Université d’Artois
Jean-Marc MANGIANTE, CCIP
Franck DESROCHES, CCIP
Alexandra CRENDAL, CCIP
Dominique CASANOVA, CCIP
François RENAUD, CCIP




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